NewsWorld
PredictionsDigestsScorecardTimelinesArticles
NewsWorld
HomePredictionsDigestsScorecardTimelinesArticlesWorldTechnologyPoliticsBusiness
AI-powered predictive news aggregation© 2026 NewsWorld. All rights reserved.
Trending
MilitaryTrumpStrikesMajorFebruaryIranAnnouncesMarketTariffsAdditionalIranianNewsDigestSundayTimelineUkraineNuclearTargetingGamePrivateEnergyTradeYearsHumanoid
MilitaryTrumpStrikesMajorFebruaryIranAnnouncesMarketTariffsAdditionalIranianNewsDigestSundayTimelineUkraineNuclearTargetingGamePrivateEnergyTradeYearsHumanoid
All Articles
Municipales 2026 : éclipser son étiquette ou bien la brandir , une affaire de stratégie locale … ou nationale
midilibre.fr
Published 8 days ago

Municipales 2026 : éclipser son étiquette ou bien la brandir , une affaire de stratégie locale … ou nationale

midilibre.fr · Feb 15, 2026 · Collected from GDELT

Summary

Published: 20260215T080000Z

Full Article

À l’exception du Rassemblement national et des insoumis, qui en font un étendard, beaucoup de candidats n’affichent pas une affiliation politique pourtant souvent connue. Elles sont alors perçues comme encombrantes, inutiles, contre-productives voire repoussoirs… "On ne parle jamais politique", lâche cette élue en évoquant les bureaux municipaux de sa commune, dans la périphérie montpelliéraine. "Les dissensions politiques en famille, le dimanche à table, me suffisent !", plaisante Frédéric Roig, premier magistrat depuis 1995 de Pégairolles-de-l’Escalette, dans le Lodévois, 151 habitants. "J’ai toujours estimé, enchérit-il, que le conseil municipal n’est pas une tribune politique." Homme de gauche, le quinquagénaire, ancien député, n’a jamais fait mystère de sa fidélité au Parti socialiste. Et s’il avait "l’impression, en 2017, qu’on était les derniers à imprimer le poing et la rose sur nos affiches", jamais il n’a procédé ainsi lors des six scrutins municipaux où il s’est engagé. "Dans les villages, on ne présente pas une liste partisane ; j’ai toujours été sans étiquette." Toutes nos infos sur la campagne des municipales Rechercher les logos des partis politiques sur les affiches de campagne et les tracts, c’est de plus en plus n’en trouver aucun. Et ce, même lorsque l’affiliation partisane d’une tête de liste est une évidence. Pourtant, selon un sondage Ifop de novembre, pour La Tribune, ils étaient 80 % des sondés à qualifier de déterminante (39 %) ou d’importante (41 %) l’étiquette des candidats aux municipales… "Une vision partagée de l’intérêt général" "La politique, je ne vais pas dire qu’elle n’y a pas sa place, mais, dans les communes de moins de 5 000 habitants, elle est loin des préoccupations des municipales, analyse Bernard Sananès, fondateur du cabinet Elabe. Entre 10 000 et 30 000, reprend le politologue, ça commence à jouer et au-delà de 30 000 habitants, en analysant les grands mouvements politiques nationaux, on voit, même si le vote est d’abord local, que ces vagues font vaciller des villes qui sans cela n’auraient pas dû bouger. Dans les villes moyennes et grandes villes, il y a une traduction dans le scrutin municipal des effets nationaux." Alors pourquoi se garder d’afficher son étiquette partisane au profit de listes dites citoyennes, d’ouverture, participatives ? Pour mille et une raisons. Pour telle tête de liste, ce sera sa "capacité à rassembler, laquelle dépasse sa seule étiquette. C’est Jean-Luc Moudenc, à Toulouse, centre droit quand la cité vote nationalement à gauche", cite Bernard Sananès. Pour tel autre, ce sera sa volonté de bâtir son équipe "sur une vision partagée de l’intérêt général, réunissant compétences, engagement moral, valeurs et disponibilité", privilégie Frédéric Roig. Stéphan Rossignol, le maire de La Grande-Motte qu’une fidélité jamais démentie lie au RPR, devenu UMP et Les Républicains, depuis l’âge de "18 ans, tous les Grands-Mottois le savent", ne le mentionne plus, dans un contexte "où, depuis 2014, il n’y a plus de liste de gauche. Il y a des gens de gauche sur ma liste, des gens de gauche votent pour moi et je suis le maire de tous les Grands-Mottois." Pragmatisme avant tout C’est encore l’image de débats polarisés, à l’Assemblée, dont son parti peut être acteur, qu’on ne veut pas importer dans des cénacles municipaux plus « policés », pointe aussi Bernard Sananès. Qui ajoute une raison presque structurelle : l’interdiction du cumul des mandats. "Il y a une décorrélation plus forte entre les vies politiques locale et nationale. C’était compliqué pour un député-maire qui soutenait ou s’opposait au gouvernement de dire : "À Paris, je suis ceci, mais quand je suis maire, je n’ai pas d’étiquette politique". L’interdiction du cumul a donné aux “grands” élus locaux plus de distance vis-à-vis de la politique nationale." Des partis démonétisés sont un autre sujet, comme le Président à 19 % d’opinions favorables, qui dissuade de s’afficher Renaissance. Afficher LR, localement, "ça ne paye plus", non plus, dit Stéphan Rossignol. "Les candidats ont une attitude pragmatique, sourit Bernard Sananès : quand ils pensent que l’étiquette est un malus, ils la cachent ; quand ils estiment qu’elle est un atout, ils l’utilisent." Le Rassemblement national et La France insoumise ont clairement fait ce choix. À Nîmes, le candidat Julien Sanchez affiche les logos du RN et de l’UDR. Au plan national, le même, directeur de campagne, l’exige de ses candidats à l’investiture. "On n’a pas à avoir honte de nos couleurs, dit-il, le RN n’a jamais été aussi populaire. L’étiquette est une marque, elle compte, c’est de la com’, du bon sens et un repère pour les gens. Ils savent les idées qui seront portées, même si le programme sera local." Le parti à la flamme n’envisage d’exceptions que pour les villes de moins de 1 000 habitants et ses maires sortants – Louis Aliot à Perpignan – et ses députés, à la rigueur – Laure Lavalette, à Toulon –, sur la foi de "leur notoriété". La France insoumise l’admet pour des petites comunes où, comme à Lodève, LFI a incorporé des personnes de divers horizons. "80 % de ma liste, dit le candidat Sébastien Rome, n’est pas insoumise – on a choisi malgré tout d’afficher les logos. Mais plus la ville est grande, plus il y a des enjeux politiques et LFI est un mouvement cohérent : nos propositions nationales peuvent être déclinées localement et le lien doit être fait" via l’étiquette. "RN et LFI ont un sujet d’implantation" "RN et LFI ont un sujet d’implantation territoriale, rebondit Bernard Sananès : pour la faciliter, ils décident de capitaliser sur l’étiquette nationale. Mais le RN a pris un peu d’avance : pour LFI, c’est la première vraie campagne municipale. Et donc, les insoumis cherchent à mobiliser des électeurs, les jeunes, les plus à distance de la politique, avec des thèmes nationaux et à profiter de l’effet insoumis dans le débat national." Reste que de véritables sans-étiquettes, il y en a. Et une dernière subtilité : bien des candidats ne mégotent pas le… soutien de leur parti, puis l’escamotent ensuite. Mais il s’agit surtout que personne d’autre ne l’ait ! "L’étiquette compte moins mais…" Frédéric Dabi est directeur général et directeur du département opinion de l’Ifop, institut auteur en novembre d’un sondage sur les attentes des électeurs pour les municipales. Ne plus afficher d’étiquette paraît devenu majoritaire… Oui, c’est une tendance lourde. On voit très bien que quand on interroge les Français, et notre enquête pour La Tribune Dimanche le montre, l’étiquette partisane arrive plutôt en bas de tableau, derrière le projet, l’incarnation des candidats, le bilan. Mais par rapport à nos enquêtes en 2019-2020, le poids de l’étiquette partisane progresse, parce qu’on est dans une politisation plus forte, avec la perspective de l’élection présidentielle, et parce qu’il y a deux forces qui vont être très présentes dans ce scrutin : le RN et pour la première fois LFI, et eux ne se cachent jamais, d’autant plus qu’ils ont peu de sortants. Cela signifie-t-il une dépolitisation du scrutin ? Non. C’est très variable, c’est une élection extrêmement kaleidoscopique. S’intéresser à un projet, à une incarnation, à un bilan, c’est faire de la politique. Mais la dimension partisane en tant que telle est reléguée. Et, vous savez, au soir du second tour, il y aura une bataille symbolique pour imposer sa vision du scrutin et là, l’étiquette va revenir comme un cheval au galop, si je puis dire. Cela veut dire que, suivant la stratégie, le moment, l’approche des partis varie… Exactement, le moment de leur histoire. Si, le 22 mars, le PS a conservé Marseille, Lille, Paris, gagné Strasbourg, par exemple, il mettra en avant cette globalisation du scrutin.


Share this story

Read Original at midilibre.fr

Related Articles

midilibre.fr1 day ago
Nous ne pouvons que remercier la France   : Aleksandra et sa famille , réfugiées dans lHérault , quatre ans après le début de la guerre en Ukraine

Published: 20260221T171500Z

midilibre.fr1 day ago
Débat des municipales 2026 à Agde : Village de santé , clinique privée … le manque de médecins et laccès au soin au cœur des discussions

Published: 20260221T120000Z

midilibre.fr5 days ago
Les éléphants dHannibal ont - ils vraiment traversé les Alpes pour affronter les Romains  ? Une nouvelle preuve scientifique révélée

Published: 20260217T191500Z

midilibre.fr7 days ago
Municipales 2026 à Millau  : Emmanuelle Gazel à lheure du bilan de son mandat

Published: 20260215T144500Z

franceinfo.frabout 17 hours ago
Il ny a pas de stratégie unitaire du bloc central   : pour lex - majorité , des ambitions mesurées et des alliances au cas par cas aux municipales

Published: 20260222T061500Z

sudouest.fr2 days ago
Tribune . Quels enseignements politiques tirerons - nous des municipales  ?

Published: 20260220T123000Z