
lactualite.com · Feb 22, 2026 · Collected from GDELT
Published: 20260222T214500Z
Les États-Unis ont affirmé que les propos controversés de leur ambassadeur en Israël, Mike Huckabee, avaient été cités hors de leur contexte. S’exprimant lors d’une entrevue avec le commentateur conservateur Tucker Carlson, diffusée vendredi, M. Huckabee, a laissé entendre qu’Israël avait des droits sur une grande partie du Moyen-Orient. Au commentateur, qui, citant la Bible, prétendait que les descendants d’Abraham recevraient des terres qui engloberaient de nos jours une grande partie du Moyen-Orient, notamment des portions de la Jordanie, de la Syrie, de l’Irak et du Liban actuels, l’ambassadeur a répondu que «ce serait parfait s’ils les prenaient toutes». Ces commentaires ont provoqué l’ire de nombreux pays arabes et musulmans. Un porte-parole de l’ambassade américaine a maintenu dimanche que les propos de M. Huckabee avaient été sortis de leur contexte et que la politique américaine à l’égard d’Israël restait inchangée. Lors de l’entrevue, M. Huckabee a ajouté que les Israéliens ne demandaient pas à reprendre tout ce territoire, mais seulement ceux qu’ils occupent actuellement. Il a ajouté que l’État hébreu ne cherchait pas à envahir la Jordanie, le Liban, la Syrie ou l’Irak, mais à protéger sa population. Dans une déclaration commune publiée dimanche, l’Égypte, l’Arabie saoudite, la Jordanie, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Indonésie, le Pakistan, la Turquie, la Syrie, le Koweït, le Liban, Oman, l’Autorité palestinienne et plusieurs instances dirigeantes arabes ont qualifié les propos de M. Huckabee de «dangereux et incendiaires», menaçant la stabilité de la région. «Ces déclarations contredisent directement la vision du président américain Donald Trump, fondée sur la maîtrise de l’escalade et la création d’un horizon politique pour un règlement global garantissant au peuple palestinien un État indépendant», indique le communiqué. Mike Huckabee, chrétien évangélique et fervent partisan d’Israël et du mouvement de colonisation en Cisjordanie, s’oppose depuis longtemps à la solution à deux États pour Israël et le peuple palestinien. M. Carlson a critiqué le soutien américain à Israël dans la guerre à Gaza. On lui a vivement reproché ses opinions d’extrême droite, notamment sa théorie suprématiste blanche selon laquelle les Blancs seraient «remplacés» par des personnes de couleur. Parallèlement, les tensions sont vives en Israël, le pays se préparant à une éventuelle attaque iranienne. L’Iran a déjà assuré qu’il attaquerait Israël et les bases américaines au Moyen-Orient si les États-Unis l’attaquaient. Donald Trump a averti vendredi que des frappes limitées contre l’Iran étaient possibles, alors même que le chef de la diplomatie iranienne a avancé que Téhéran s’attendait à ce qu’un accord soit prêt dans les prochains jours, à l’issue des négociations nucléaires avec les États-Unis. Le déploiement de navires et d’avions américains supplémentaires dans la région, avec le porte-avions USS Gerald R. Ford près de l’entrée de la Méditerranée, ne garantit pas une frappe américaine contre l’Iran, mais renforce la capacité de M. Trump à en mener une s’il le souhaite. La semaine dernière, Benyamin Nétanyahou a averti que si l’Iran attaquait Israël, le pays s’exposerait à une «riposte inimaginable». L’année dernière, Israël a attaqué l’Iran pendant des pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran, déclenchant une guerre de douze jours. Les États-Unis sont intervenus dans le conflit en bombardant des sites nucléaires iraniens.