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Le CUSM veut savoir si la RV peut aider les patients atteints dun cancer
lactualite.com
Published about 5 hours ago

Le CUSM veut savoir si la RV peut aider les patients atteints dun cancer

lactualite.com · Feb 22, 2026 · Collected from GDELT

Summary

Published: 20260222T170000Z

Full Article

MONTRÉAL — Une étude lancée au Centre universitaire de santé McGill vise à évaluer les effets de séances de réalité virtuelle sur la santé et le bien-être de patients hospitalisés à l’hôpital Royal Victoria en raison d’un cancer avancé. L’étude AVATAR se déroule auprès de patients hospitalisés pour un cancer avancé à l’unité d’oncologie, ainsi qu’auprès de quelques patients atteints de cancer hospitalisés à l’unité de soins palliatifs. «Ça fait plus que cinq ans que je suis médecin sur l’étage et je réalisais qu’un patient qui est admis à l’étage en oncologie bouge moins, il devient un peu plus déprimé, ce n’est pas un étage qui nous invite à être très content ou dynamique», a dit le responsable de l’étude, le docteur Ramy Saleh, qui est oncologue médical au CUSM. L’idée de cette étude a germé quand le docteur Saleh a vu une patiente utiliser un dispositif de réalité virtuelle pour se détendre et se distraire. Vérification faite dans la littérature, il a constaté que la communauté scientifique s’était peu intéressée au sujet jusqu’à présent. On propose aux participants cinq environnements virtuels qui vont de la relaxation à des jeux interactifs nécessitant des mouvements. L’objectif est de déterminer si ces «évasions» virtuelles procurent des bienfaits mesurables et significatifs sur le bien‑être émotionnel et la santé des patients. «On approche des patients pour cinq jours consécutifs pendant leur hospitalisation, a expliqué le docteur Saleh. On veut savoir si (la RV) favorise la relaxation, si ça réduit le stress, si ça atténue des symptômes comme la douleur, l’anxiété, la dépression, la démoralisation, mais on veut aussi voir si la RV peut aussi les encourager à bouger un peu plus.» Les patients sont invités à remplir des questionnaires avant et après la séance de réalité virtuelle pour commencer à quantifier et à mesurer l’impact que cela a eu sur eux. Tout d’abord déployé à l’étage d’oncologie, le projet a rapidement attiré l’attention de l’équipe des soins intensifs, qui a manifesté son intérêt à y participer. «Honnêtement, en oncologie, la majorité du temps on fait des études cliniques avec des médicaments, rarement on fait des études ou de la recherche du côté non interventionnel côté médicament, a rappelé le docteur Saleh. C’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup. Est-ce qu’il y a une manière d’aider nos patients, et pas seulement avec des médicaments? La réalité virtuelle fait partie de ces options.» Le succès est au rendez-vous pour le moment, assure-t-il. Les patients qui doivent recevoir leur traitement à l’hôpital réclament un accès à la réalité virtuelle, et le personnel a même dû composer avec un patient très mécontent que l’heure de RV à laquelle il avait droit soit «déjà» écoulée. Mais le but de la réalité virtuelle, a rappelé le docteur Saleh, n’est pas seulement de distraire les patients: c’est aussi de les inciter à bouger un peu plus afin de combattre le déconditionnement que peut engendrer une hospitalisation. «À l’hôpital, tu manges dans ton lit, le médecin vient te voir dans ton lit, tu prends ta douche dans ta chambre…, a-t-il rappelé. Quand le patient reçoit son congé à la maison, il est un peu plus fatigué parce qu’il reprend sa ‘vraie’ vie normale. Donc, avec la RV, on veut que les patients s’activent.» Cela est d’autant plus vrai, poursuit le docteur Saleh, que certains patients hésitent à sortir de la chambre pour marcher dans le corridor en raison de l’impact des traitements sur leur apparence corporelle. Avec le dispositif de RV, ils peuvent bouger dans leur chambre, à l’abri des yeux des autres. «C’est quelque chose qui est très nouveau, alors on va prendre les choses une journée à la fois, on va réévaluer la situation, mais c’est déjà trop ‘cool’, s’est enthousiasmé le docteur Saleh. Ce n’est pas vraiment quelque chose qui va coûter cher à notre système public, il y a un moyen de stimuler leur état psychique d’une façon positive sans médicaments, alors il y a beaucoup d’avantages.»


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