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Relocaliser , produire , protéger : le plan de bataille industriel de Dupont - Aignan
lejdd.fr
Published 5 days ago

Relocaliser , produire , protéger : le plan de bataille industriel de Dupont - Aignan

lejdd.fr · Feb 18, 2026 · Collected from GDELT

Summary

Published: 20260218T063000Z

Full Article

Le JDNews. La récente liquidation de Brandt a marqué un tournant symbolique, montrant l’accélération du déclin de l’industrie française. L’État a-t-il renoncé à la défendre ?Nicolas Dupont-Aignan. Dans l’indifférence générale, nous assistons à une véritable hémorragie industrielle. En 2025, nous avons connu un record de défaillances d’entreprises (68 000) et, après un court répit, les fermetures d’usines sont à nouveau bien plus nombreuses que les ouvertures (17 contre 116). Les cessions d’entreprises stratégiques à des étrangers se poursuivent. Au-delà des beaux discours à la gloire de notre industrie, dans les faits, l’État a renoncé !En quelques années, la part de l’industrie dans le PIB est passée de 24 % à 12,2 %…Si vous prenez la part des produits manufacturés dans le produit intérieur brut (industrie hors bâtiment et travaux publics), c’est encore pire, avec seulement 9,6 % en 2024 ! Presque le niveau de la Grèce… En 2000, cela représentait 14,4 % du PIB, soit le niveau de l’Italie d’aujourd’hui. Imaginez qu’en 2002 nous produisions 3,7 millions de véhicules, et qu’aujourd’hui nous n’en produisons plus que 1,5 million, avec un déficit commercial de 23 milliards d’euros, contre un excédent de 8 milliards vingt ans plus tôt. Une déroute !S’il n’y avait qu’un seul responsable de cet effondrement, lequel serait-il ? L’euro, la Chine, les 35 heures ? La suite après cette publicité On ne compte plus les rapports, mais le naufrage continue, puisque les causes profondes de notre manque de compétitivité n’ont pas été traitées : un euro beaucoup trop élevé pour notre économie, aggravé par la dévaluation du dollar et du yuan chinois ; l’explosion du prix de l’énergie ; des exportations chinoises largement subventionnées par Pékin ; et des impôts de production français plus élevés que chez nos concurrents européens. Comment voulez-vous que nos entreprises s’en sortent ? Le résultat est là : un tissu industriel en lambeaux !On parle tout de même d’1,6 million d’emplois détruits depuis 2000… Comment expliquez-vous que ce drame industriel soit si peu présent dans le débat politique ?Les emplois perdus sont souvent minimisés, car on ne compte, lors des fermetures, que les emplois directs, sans recenser les emplois induits. On estime qu’un emploi industriel génère 1,34 emploi supplémentaire. Et surtout, dans l’industrie, les salariés sont mieux payés que dans les services, car la productivité augmente régulièrement et l’innovation se diffuse. Un pays sans industrie ne peut que perdre la course technologique et s’appauvrir pour ne devenir qu’un parc d’attractions, un pays « musée », sans aucun avenir. Colbert, de Gaulle et les dragons asiatiques l’avaient compris.Concrètement, à quoi ressemblerait la France en 2035 si rien ne change ?Un pays de seconde division, en faillite totale. Quand l’oligarchie française comprendra-t-elle enfin que notre crise budgétaire ne s’explique pas seulement par un excès de dépenses, mais surtout par un effondrement des recettes lié à la désindustrialisation ? Nous sommes entrés dans un cercle vicieux : moins il y a d’emplois industriels bien payés, moins les recettes progressent, et plus les dépenses sociales augmentent, entraînant une hausse des impôts qui fait fuir les investisseurs, les plus riches et, désormais, les jeunes diplômés. Nous exportons nos bac + 10 et nous importons les bac - 10. Un suicide.Pourquoi le « protectionnisme intelligent » dont vous vous revendiquez reste-t-il tabou en France, alors qu’il est assumé aux États-Unis, en Chine ou en Allemagne ?Aujourd’hui, le choix est simple : soit devenir une colonie américaine ou chinoise, avec un malthusianisme budgétaire sans fin, soit réagir avec un protectionnisme intelligent, mis en œuvre discrètement mais sûrement par tous les pays qui réussissent dans la mondialisation. Cessons d’être les naïfs de l’histoire. Ouvrons les yeux sur les subventions massives chinoises, qui ont permis à leurs industries de vendre en dessous du coût de production, de tuer tous leurs rivaux puis, en situation de monopole, de remonter leurs prix. « Ce qu’ils ont fait avec les panneaux solaires, ils le font aujourd’hui avec les voitures électriques »Ce qu’ils ont fait avec les panneaux solaires, ils le font aujourd’hui avec les voitures électriques, et l’Union européenne se couche. De même, pourquoi accepter que notre contribution nette à l’Union européenne, de plus de 15 milliards d’euros par an, serve à financer des subventions polonaises ou roumaines pour attirer nos usines ? Nous payons ceux qui organisent nos délocalisations !Faut-il aller jusqu’à réserver une grande partie de la commande publique au « produit en France » ?Toutes les nations industrielles utilisent la commande publique pour produire sur leur sol. Les entreprises françaises ouvrent des usines aux États-Unis, en Chine ou en Inde pour obtenir des marchés : pourquoi ne ferions-nous pas de même chez nous ? Au-delà de la nationalité du fournisseur, il faut imposer la fabrication française d’au moins la moitié de tous les achats publics, puis organiser, filière par filière, la montée en puissance pour atteindre 75 %. L’État et les collectivités locales font aujourd’hui exactement l’inverse. Dans le désordre, ils sacrifient des usines françaises pour des économies de bout de chandelle et, au final, le coût pour la nation est exorbitant. Regardez comment les Allemands, en douce, attribuent leurs marchés à des entreprises allemandes. Là aussi, cessons d’obéir à des technocrates bruxellois.Vous voulez sortir du marché européen de l’électricité et fixer un prix unique. Comment garantir que ce prix soit soutenable pour EDF et le contribuable?L’augmentation du prix du gaz, liée à la folie des sanctions contre la Russie, et celle de l’électricité, en raison du délire des énergies intermittentes, expliquent la série de faillites actuelle. Auparavant, l’industrie française compensait ses charges salariales plus élevées par une électricité très bon marché, liée à son programme nucléaire. Il faut d’urgence sortir du marché européen de l’électricité, comme l’Espagne et le Portugal, rétablir un prix unique fondé sur nos coûts nucléaires et arrêter de subventionner des éoliennes et des panneaux solaires qui font flamber les prix et désorganisent complètement notre production nucléaire. Avec un prix stable de 70 euros le mégawattheure, EDF – si on ne l’oblige pas à acheter de l’électricité d’éoliennes offshore hors de prix – peut très bien produire et renouveler ses centrales nucléaires. Imaginez l’avantage comparatif incroyable, vis-à-vis de nos concurrents européens, que nous pourrions offrir à nos industriels. Mais là aussi, il faut savoir dire non à une Union européenne allemande ! Quant au prix du gaz, croyez-vous que l’industrie européenne ait le moindre avenir en le payant trois fois plus cher que ses concurrents américains ou chinois ? Voilà pourquoi il faut faire la paix en Ukraine et reprendre nos achats de gaz et de pétrole russes. Sinon, nous disparaîtrons !Comme d’autres dans la classe politique, vous défendez le retour de l’État actionnaire dans les secteurs stratégiques. Où placez-vous la frontière entre souveraineté et étatisation ?Si Nicolas Sarkozy n’avait pas sauvé Alstom, nous aurions perdu un fleuron. Par idéologie anti-intervention publique, Emmanuel Macron a décapité notre industrie nationale. Imaginez qu’il a laissé plus de 1 600 entreprises françaises se faire racheter par des groupes américains depuis son arrivée au ministère de l’Économie. Et la grande braderie continue, avec des entreprises de toute taille comme Biogaran, le groupe Atlantic, Opella, LMB ou Exaion. Un scandale d’État. Mais cela pose aussi la nécessité de bâtir un fonds souverain tricolore et de relancer la participation gaullienne dans l’entreprise, afin que les salariés détiennent des parts du capital de nos fleurons.L’incapacité de la France à bloquer des traités comme le Mercosur ou le Ceta a suscité une profonde colère. Faut-il rétablir un droit de veto national sur les accords commerciaux ?L’affaire du Mercosur a prouvé que nous nous sommes mis tout seuls dans un piège. Nous avons abandonné – j’avais alerté à l’époque – le droit de veto en matière commerciale avec le traité de Lisbonne. Depuis l’élargissement à 27, nous découvrons que nous sommes minoritaires, pour la simple raison que nos voisins préfèrent nous sacrifier et s’approvisionner moins cher ailleurs pour y vendre leurs Mercedes. Il fallait invoquer le compromis de Luxembourg, arraché par de Gaulle en 1966, lorsque l’intérêt vital est en jeu. Emmanuel Macron a joué la comédie et va laisser crever nos éleveurs. Puis, dans dix ans, ils viendront tous pleurer sur la fin de notre souveraineté alimentaire. Voilà pourquoi la France doit sortir de ce système fou qui piétine son économie et rétablir une politique agricole nationale, comme la Suisse et le Canada.Sans ce droit de veto, la sortie ​de l’Union européenne – un Frexit – devient-elle inévitable selon vous ?L’Union européenne, ivre de pouvoir, liquide les nations et ne sert même plus le continent : immigration massive, élargissement sans fin, bureaucratie écologique, normalisation à outrance, fuite en avant vers la guerre, atteintes à la liberté d’expression… Combien de temps faudra-t-il aux Français pour ouvrir les yeux ? Il y a urgence à en sortir pour retrouver notre liberté nationale, qui nous permettra enfin de traiter les causes de notre déclin. D’autres pays pourront se joindre à nous pour reconstruire des coopérations européennes souples. La France ne doit pas partir honteuse, mais fière de s’adresser, par-dessus la tête de dirigeants contestés, aux peuples d’Europe qui ont bien compris l’escroquerie de l’Union européenne.Vous appelez à une « union ​nationale autour du protectionnisme ». Qui peut aujourd’hui porter ce projet politiquement ?Je porterai à l’élection présidentielle un projet de sortie de l’Union européenne et de protectionnisme intelligent. Nous sommes devenus une colo


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