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Liban : le président de lautorité de régulation du cannabis émet un avertissement légal contre la diffusion dinformations trompeuses
libnanews.com
Published about 7 hours ago

Liban : le président de lautorité de régulation du cannabis émet un avertissement légal contre la diffusion dinformations trompeuses

libnanews.com · Feb 26, 2026 · Collected from GDELT

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Published: 20260226T121500Z

Full Article

- Advertisement - Le 26 février 2026, le docteur Dani Fadel, président de l’autorité de régulation de la culture du cannabis pour usage médical et industriel au Liban, a publié un communiqué officiel depuis Baalbeck, marquant un tournant dans la gestion des controverses entourant cette instance naissante. Ce document, diffusé par l’Agence nationale d’information (ANI), détaille les étapes administratives récentes et lance un avertissement formel contre toute propagation d’informations erronées relatives aux activités et aux compétences de l’autorité. Cette intervention survient dans un contexte où le secteur, promis à un rôle économique majeur, fait face à des retards et à des critiques persistantes sur sa mise en œuvre. Le communiqué de Dani Fadel met en lumière une réunion tenue le 24 février 2026 avec le président du Conseil des ministres, le juge Nawaf Salam, en présence du ministre de l’Agriculture, le docteur Nizar Hani, du secrétaire général de la présidence du Conseil des ministres, le juge Mahmoud Makiya, et de la directrice du bureau du président, Farah Al-Khatib. Au cours de cette rencontre, Fadel a remis l’ensemble des procès-verbaux des réunions du conseil d’administration de l’autorité depuis sa création, soit dix documents au total. Ces procès-verbaux, selon le communiqué, ont été établis dans le respect des procédures légales, avec convocation de tous les membres, quorum atteint et signatures des participants. Cette remise de documents vise à démontrer la transparence et la régularité des opérations de l’autorité. Fadel souligne que lors de ces réunions, les observations des membres ont été dûment consignées après lecture des procès-verbaux, et que des réponses y ont été apportées et intégrées conformément aux lois et réglementations en vigueur. Ces procès-verbaux ont ensuite été transmis à la présidence du Conseil des ministres et aux autorités compétentes sur demande, suivant les protocoles légaux. Un point clé du communiqué concerne les décisions prises par le conseil d’administration. Plusieurs de ces procès-verbaux confirment que l’autorité a examiné et approuvé les versions finales des règlements et décrets relevant de ses compétences. Ces documents ont été préparés en vue de leur transmission à la présidence du Conseil des ministres pour approbation définitive, en accord avec les principes constitutionnels et légaux. Cette étape illustre, selon Fadel, la solidité des procédures administratives adoptées. L’avertissement légal constitue le cœur du message. Dani Fadel déclare que ce communiqué sert d’avis et d’avertissement juridique final à quiconque entreprend, participe, contribue ou incite à la diffusion ou à la promotion d’informations fausses, inexactes ou trompeuses concernant le travail de l’autorité, ses pouvoirs, ses procédures ou la légitimité de ses actions préparatoires. De tels actes, affirme-t-il, portent atteinte à l’intérêt national supérieur et constituent une insulte à une institution officielle établie par la loi. Les conséquences potentielles sont explicitement énoncées : les auteurs de ces actes s’exposent à des poursuites pénales, civiles et administratives, sans avertissement supplémentaire ni recours préalable. L’autorité et son président se réservent le droit intégral et inaliénable de prendre toutes les mesures légales nécessaires, y compris des plaintes devant les instances judiciaires compétentes et des demandes de réparation pour l’ensemble des dommages matériels et moraux subis. Cet avertissement produit tous ses effets légaux dès sa date d’émission, le 26 février 2026. Cette déclaration s’inscrit dans un cadre plus large de consolidation institutionnelle au Liban, où le gouvernement formé en février 2025 sous la direction du premier ministre Nawaf Salam s’efforce de relancer l’économie nationale après des années de crises multiples. La légalisation de la culture du cannabis pour usages médical et industriel, adoptée en avril 2020, représente l’une des initiatives phares pour générer des revenus substantiels, estimés à environ un milliard de dollars par an selon des projections officielles. La genèse d’une réforme économique attendue La loi n° 178/2020, promulguée le 21 avril 2020 par le Parlement libanais, a marqué un tournant historique en légalisant la culture, la production et la vente de cannabis à des fins médicales et industrielles. Ce texte, voté à la majorité, fait du Liban le premier pays arabe à adopter une telle mesure, répondant à des appels persistants pour réguler un secteur traditionnellement clandestin mais économiquement vital, particulièrement dans la vallée de la Bekaa. La loi stipule que la culture ne s’applique qu’au cannabis contenant moins de 1 % de THC, la substance psychoactive, afin d’exclure tout usage récréatif. Elle crée une autorité de régulation chargée de délivrer des licences pour chaque étape du processus : importation de semences et de plants, plantation, récolte, fabrication et exportation. Ces licences sont destinées à des entreprises pharmaceutiques libanaises et étrangères, des agriculteurs, des propriétaires terriens, des laboratoires et des centres de recherche qualifiés, avec un accent sur les marchés internationaux. Cette réforme s’appuie sur un rapport de McKinsey & Company datant de 2018, commandé par le gouvernement libanais, qui estimait que la légalisation pourrait accroître les exportations de produits dérivés du cannabis de 828 millions à 1,79 milliard de dollars d’ici 2025, même en tenant compte de l’illégalité du trafic de stupéfiants. Le potentiel économique est vu comme un levier pour revitaliser le secteur agricole et financer des projets de reconstruction post-conflit, notamment après les destructions subies dans les régions du sud, de la Bekaa et des banlieues de Beyrouth lors de la guerre récente. Cependant, la mise en œuvre de la loi a connu des retards significatifs. Adoptée en 2020 au milieu d’une crise financière aiguë et de la pandémie de Covid-19, elle est restée en suspens pendant cinq ans en raison de débats parlementaires, de pressions internationales et de défis logistiques. Ce n’est qu’en juillet 2025 que le Conseil des ministres a approuvé la création de l’autorité nationale de régulation de la culture du cannabis, marquant le début concret de l’organisation du secteur. L’autorité, présidée par Dani Fadel, a été chargée de superviser l’ensemble de la chaîne de production, de la vérification des sols et des eaux à l’octroi de licences, en coordination avec les ministères de l’Agriculture, de la Santé, de l’Industrie et de l’Économie. La production est strictement limitée aux usages médicaux et industriels légaux, avec un objectif d’exportation vers des marchés internationaux pour assurer la qualité et générer des devises étrangères. Les défis de la mise en œuvre Depuis sa création formelle en été 2025, l’autorité travaille à poser les bases réglementaires et à finaliser les textes d’application, tout en gérant des retards administratifs et en apaisant les agriculteurs impatients. Dani Fadel, nommé à la tête de l’autorité le 17 juillet 2025, a indiqué que le calendrier était trop serré pour une première récolte en 2026, soulignant la nécessité de temps pour préparer l’industrie promise comme un atout économique majeur. Les agriculteurs des régions traditionnelles de culture, comme celles de Hermel et de Saideh dans la Bekaa, ont exprimé leur frustration face aux délais. Ces zones couvrent environ 450 hectares de cultures de cannabis, souvent pratiquées clandestinement par des milliers de cultivateurs auparavant considérés comme des fugitifs pour trafic de drogue. Fadel a effectué des tournées dans ces régions pour rassurer les producteurs, promettant des canaux de vente légitimes vers des fabricants pharmaceutiques nationaux et internationaux à des prix du marché mondial, au lieu de dépendre de trafiquants. L’autorité est responsable de l’émission de neuf types de licences couvrant les semences, la culture, la récolte, la fabrication et l’exportation. Elle définit également les zones géographiques autorisées, principalement dans la vallée de la Bekaa et l’Akkar, pour encadrer une industrie qui pourrait surpasser les 33 milliards de dollars de ventes légales mondiales d’ici fin 2024, selon des projections, et atteindre plus de 50 milliards en 2026. Malgré ces avancées, des critiques persistent sur la préparation du Liban. Des études antérieures, comme celles menées par des universités libanaises, ont révélé que l’usage non médical du cannabis coexiste souvent avec d’autres substances, et que la marijuana reste une cause majeure d’arrestations. La loi maintient l’interdiction de l’usage récréatif, mais la distinction entre usages médicaux et illicites pose des défis en matière de contrôle et d’application. Le rôle clé de Dani Fadel Dani Fadel, expert en agronomie et en métabolites secondaires des plantes, occupe un poste pivotal dans cette réforme. Titulaire d’un doctorat en production de composés naturels à partir de plantes, notamment le cannabis, il a occupé des fonctions au sein du secrétariat général du Conseil des ministres et à l’Université libanaise. Sa nomination en juillet 2025, confirmée par le ministre de l’Agriculture Nizar Hani, reflète une volonté de professionnaliser le secteur. Fadel a insisté sur le potentiel économique « très élevé » du secteur, soulignant l’importance de la coopération internationale pour garantir la qualité et ouvrir des marchés d’exportation. Dans une interview accordée en novembre 2025, il a expliqué que la régulation répond à des demandes de longue date des agriculteurs de la Bekaa pour légaliser une culture déjà pratiquée dans de nombreux pays. Il a mis en avant les étapes concrètes prises par le ministère de l’Agriculture en 2025 pour activer la loi dormante depuis 2020. Sous sa direction, l’autorité a officiellement pris ses fonctions après le 29 septembre 2025, avec un budget alloué. Les accomplissements des six premiers mois incluent la préparation


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