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LArctique pourrait devenir le plus gros coup géopolitique de Pékin
zonebourse.com
Published about 1 hour ago

LArctique pourrait devenir le plus gros coup géopolitique de Pékin

zonebourse.com · Feb 23, 2026 · Collected from GDELT

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Published: 20260223T084500Z

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Au sommet du monde, là où la glace se retire, Pékin avance. Pendant que les grandes puissances occidentales débattent sur l'impérialisme américain au Groenland, la Chine trace déjà ses lignes sur la carte arctique. Zoom sur les manoeuvres polaires de l'Empire du milieu. Fin 2025, un porte-conteneurs, l’Istanbul Bridge, a relié l’Asie à l’Europe par la route du nord, depuis Ningbo jusqu’au port britannique de Felixstowe, en environ 20 jours, via la Northern Sea Route — raccourci que certains, dans le langage politique chinois, associent à l’idée de “Route de la Soie polaire”.Center For High North LogisticsLes données de Marine Exchange of Alaska, une organisation de surveillance maritime, ont montré qu'il y a eu 665 transits à travers le Détroit de Béring, qui sépare la Russie des États-Unis, en 2024, soit une augmentation de 175% par rapport aux 242 transits de 2010. Signe d’un passage croissant dans l’océan Arctique.The GuardianEt la Chine ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Pour preuve : le dernier brise-glace arctique chinois, capable de briser des glaces pouvant atteindre 2,5 mètres d'épaisseur, est un symbole puissant des ambitions de Pékin dans le Grand Nord, où les tensions ont monté d'un cran depuis que le président américain Donald Trump a tenté de revendiquer le contrôle du Groenland. Le navire à proue arrondie et à propulsion nucléaire est destiné à servir de prototype à la nouvelle flotte polaire de Pékin. L'institut de recherche public chinois 708, qui a conçu le navire, affirme qu'il s'agira d'un navire “polyvalent” destiné au transport de marchandises et au tourisme polaire. Brise-glace arctique chinoisSMCPLa fonte, la route, puis la politiqueSi l’Arctique devient un horizon économique, ce n’est pas par magie, mais par réchauffement : la banquise d’été recule, les saisons navigables s’allongent, et l’impossible devient “sporadiquement possible”, puis “potentiellement planifiable”. Les mesures satellitaires montrent une tendance nette de diminution de l’étendue minimale de la glace arctique en septembre depuis 1979 ; la NASA indique un taux de recul d’environ 12,2% par décennie. De son côté, Le GIEC projette que l’Océan Arctique deviendra “pratiquement libre de glace” au minimum saisonnier au moins une fois avant 2050 dans tous les scénarios étudiés. Ce décor climatique est doublement ambivalent. D’un côté, il ouvre des opportunités : des routes plus courtes entre l’Asie et l’Europe, donc moins de jours en mer pour certains trajets ; Rosatom, qui pilote l’axe russe, estime que la route peut faire gagner jusqu’à dix jours par rapport à l’itinéraire via le Suez Canal, selon les conditions et les liaisons. De l’autre, il ouvre des risques : la navigation reste difficile, les glaces dérivantes et la météo imposent une incertitude structurelle, et les capacités de secours en zone polaire demeurent un point critique dans nombre de secteurs.C’est là que la politique s’invite.La “Route de la soie polaire”La Chine n’a pas improvisé l’expression : elle l’a inscrite dans une doctrine officielle. Le texte pivot est le Livre blanc “China’s Arctic Policy”, publié en janvier 2018. Il y a, dans ce document, un geste rhétorique central : Pékin se définit comme un “Near-Arctic State” et affirme être un “stakeholder” important des affaires arctiques. Ce positionnement sert une stratégie de légitimité : il ne s’agit pas seulement de dire "nous voulons", mais de dire "nous avons des raisons objectives d’être là" — climat, intérêts économiques, statut de grande puissance, droits en haute mer. Le même document explicite des objectifs : "comprendre, protéger, développer et participer à la gouvernance" de l’Arctique. Il insiste aussi sur l’idée que l’évolution arctique a des effets mondiaux (climat, commerce, énergie), et que la communauté internationale partage “la même menace” et “le même futur” face à ces mutations. Sous ce vernis universaliste, une phrase est particulièrement opérationnelle : la Chine "espère travailler avec toutes les parties pour construire une 'Polar Silk Road' en développant les routes maritimes arctiques", et encourage ses entreprises à participer aux infrastructures correspondantes et à conduire des voyages d’essai. Ce récit politique est adossé à un cadre institutionnel : la Chine est observatrice de l’Arctic Council depuis 2013. Sur le papier, cela signifie un accès indirect aux discussions et aux groupes de travail, sans droit de vote. Dans la pratique, c’est un levier d’influence “par le bas” : science, environnement, normes, participation aux projets, diplomatie technique. Mais la doctrine a aussi sa part d’inertie et de friction. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, les formats de coopération arctique ont été fortement perturbés : l’Arctic Council a mis en pause ses réunions officielles en mars 2022 et n’a repris que progressivement certains travaux au niveau des groupes, notamment en format virtuel, sans retour complet à la normale diplomatique. Un paradoxe s’installe : au moment où l’Arctique devient plus “utilisable”, il devient aussi plus “conflictuel”, et les forums civils qui encadraient la coopération perdent de leur capacité d’absorption. Pourquoi la Chine agit ainsiLa première cause est économique : la Chine est une puissance commerciale dépendante des routes maritimes longues et des goulets d’étranglement. Dans la logique chinoise, l’Arctique n’est pas seulement un "raccourci" : c’est aussi une diversification. L’idée est de réduire l’exposition à des passages concentrés, surveillés et potentiellement contestés — une perspective qui apparaît très clairement dans une dépêche Reuters sur la coopération sino-russe : Pékin cherche des routes alternatives pour réduire sa dépendance au détroit de Malacca.De La Vie Du MondeLa deuxième cause est énergétique : l’Arctique russe est un réservoir de projets gaziers et pétroliers, et la relation sino-russe y a trouvé une complémentarité brute. L’exemple emblématique est Yamal LNG, où Novatek porte le projet avec des partenaires, dont China National Petroleum Corporation (20% depuis 2013) et Silk Road Fund (9,9% depuis 2016). Il y a aussi forcément un enjeu autour des hydrocarbures. L’estimation la plus citée vient de l’US Geological Survey (2008) :13% du pétrole non découvert mondial30% du gaz naturel non découvert20% des liquides de gaz naturelSous le pergélisol et les plateaux continentaux dorment des richesses minérales considérables. La région abrite d’importants gisements de nickel, essentiel aux batteries et aux alliages industriels ; de cuivre, pilier des réseaux électriques et des infrastructures énergétiques ; de zinc et de fer, indispensables à la construction et à la sidérurgie ; mais aussi de métaux précieux comme l’or et le platine, recherchés autant pour l’investissement que pour l’industrie. À cela s’ajoute l’uranium, ressource stratégique pour la production d’énergie nucléaire.La troisième cause est scientifique et technologique, mais avec une dimension de puissance. La Chine construit une présence "légitime" par la recherche : stations, campagnes, navires, réseaux de données. Dans son Livre blanc, elle met en avant ses expéditions et la création d’une station arctique à Ny-Ålesund, sur l’archipel du Svalbard. Les autorités chinoises rappellent que la station (Yellow River Station) est le premier site de recherche arctique du pays, établi en juillet 2004. Cette accumulation de présence scientifique sert aussi une capacité : mieux connaître les glaces, mieux prédire, mieux planifier — donc mieux naviguer et mieux sécuriser.Enfin, quatrième cause : l’opportunité stratégique créée par l’isolement de la Russie depuis 2022. Les sanctions et la réorientation des flux russes vers l’Asie renforcent l’incitation à développer la route du nord comme corridor énergétique et logistique, ce qui donne à Pékin un levier supplémentaire dans une relation déjà asymétrique. En d’autres termes : la Chine n’est pas seulement attirée par l’Arctique ; elle est attirée par un Arctique où un acteur clé — la Russie — a davantage besoin d’elle. Le conflit entre les États-Unis et les alliés de l’OTAN profite à la ChineIsaac Kardon au Financial Times explique très bien la situation dans l’un de ses derniers articles. Depuis 2025, les États-Unis relancent l’idée d’une acquisition ou d’un contrôle renforcé de du Groenland, ce qui a généré une crise diplomatique avec le Danemark et des tensions au sein de l’alliance atlantique. Ces tensions nourrissent, côté européen, un doute stratégique : la poussée américaine sur le Groenland a naturellement renforcé en Europe les interrogations sur l’engagement de Washington au sein de l’OTAN.Or, dans un espace aussi sensible que l’Arctique, la cohésion des alliés est une ressource. Quand elle s’altère, l’adversaire n’a pas besoin de conquérir : il peut simplement apparaître "fréquentable", investir, proposer de la coopération scientifique, participer à la discussion sur les normes, et multiplier les présences non militaires en attendant que les fractures s’élargissent. C’est précisément un angle développé par certains analystes : le retrait ou l’affaiblissement de certaines fonctions de gouvernance (notamment climatiques) côté américain peut laisser à la Chine un espace pour se poser en acteur "stable" et multilatéral, même si ses motifs restent stratégiques.Il ne faut pas, pour autant, confondre "bénéfice politique" et "avantage opérationnel immédiat". Les États-Unis réagissent aussi : réinvestissement dans les brise-glaces, réveil des budgets, montée des exercices. Un plan de financement de plus de 8,6 milliards de dollars vise à renforcer la flotte américaine de brise-glaces pour contrer la montée en puissance russe et chinoise en Arctique. Et l’ICE Pact — initiative de coopération entre les États-Unis, le Canada et la Finlande — vise explicitement la capacité à "projeter" des moyens dans les régions polaires et à faire respecter des normes.Mais ce réveil militaire n’annule pas le bénéfice nar


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