
fr.euronews.com · Mar 1, 2026 · Collected from GDELT
Published: 20260301T111500Z
Peu de personnes dans le monde connaissent aussi bien l'architecture de sécurité du Moyen-Orient que l'Israélien Yossi Kuperwasser. Après des décennies passées au cœur de l'appareil de renseignement israélien, où il a dirigé la division du renseignement de l'état-major général des forces de défense israéliennes (FDI), le général de brigade à la retraite est depuis des années une figure de proue de l'architecture de sécurité israélienne au Moyen-Orient. Depuis l'Institut de stratégie et de sécurité de Jérusalem (JISS) (source en espagnol), M. Kuperwasser met en garde depuis longtemps contre ce qu'il considère comme le plus grand danger existentiel pour Israël et la stabilité régionale : le programme nucléaire iranien et le réseau de mandataires que Téhéran a patiemment tissé de Beyrouth à Sanaa. Les récentes attaques coordonnées israéliennes et iraniennes contre le programme nucléaire israélien et le réseau de mandataires que Téhéran a patiemment tissé de Beyrouth à Sana'a constituent les menaces les plus importantes pour Israël et la stabilité régionale. Les récentes attaques coordonnées israéliennes et américaines sur le territoire iranien ont transformé leurs analyses en une feuille de route virtuelle. Les attaques ont déjà eu lieu : et maintenant ? Pour le général de brigade à la retraite Yossi Kuperwasser, les récentes attaques contre l'Iran ne sont pas un épisode isolé, mais le début d'une campagne plus vaste. "Ce n'est que le début", déclare-t-il. Selon lui, les cibles futures comprendront les dirigeants du régime islamique, les capacités de missiles balistiques de l'Iran, ses installations nucléaires et militaires, ainsi que les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). En ce qui concerne la légalité de ces actions, M. Kuperwasser n'a aucun doute : il considère qu'elles sont conformes au droit international étant donné que l'Iran "appelait à la mort d'Israël et des États-Unis et s'armait à cette fin". L'Union européenne, par l'intermédiaire de Von der Leye, Costa et Kallas, a condamné les attentats en vertu du droit international, tout comme le gouvernement espagnol, par l'intermédiaire de Pedro Sánchez et du ministre des affaires étrangères, M. Albares. La légitimité de l'attaque est remise en question, même si Kuperwasser comprend sans aucun doute que l'attaque, bien que préventive, était conforme à la loi. Israël, les États-Unis et leurs adversaires : la Russie et la Chine se joindront-elles à eux ? M. Kuperwasser souligne que la coordination entre Israël et Washington est un facteur décisif. "Lorsque nos pays travaillent ensemble, nous sommes beaucoup plus forts", affirme-t-il, notant qu'une tâche de l'ampleur d'un changement de régime en Iran nécessite une coopération aussi étroite, avec une répartition des rôles telle que celle qui, selon lui, a déjà été mise en place. Quant à la Russie et à la Chine, le général exclut une intervention militaire directe, même s'il s'attend à ce que les deux puissances déploient des efforts diplomatiques pour maintenir le régime islamique au pouvoir. L'horizon du conflit : les représailles, Khamenei et la voie à suivre Avec l'annonce des représailles iraniennes, M. Kuperwasser prédit que Téhéran continuera à lancer des missiles, à tenter d'entraîner ses alliés dans le conflit et à mener des opérations terroristes. Cependant, l'objectif ultime qu'il décrit n'est pas militaire mais politique : "créer les conditions qui permettront au peuple iranien de changer le régime" et de forcer l'Iran à abandonner ses programmes nucléaire et balistique. Sur le rôle d'Ali Khamenei dans ce résultat, le général est explicite : sa mort est "une étape importante et nécessaire dans l'accomplissement de la mission", même s'il prévient qu'elle n'est pas suffisante en soi, car le guide suprême "pourrait être remplacé par un autre fanatique". Ce que Kuperwasser souhaite en fin de compte est simple à formuler mais difficile à réaliser : que le régime "dépose les armes et parte". En Iran, de nombreuses personnes ont célébré la mort de Khamenei. Euronews continuera à vous tenir informés des mises à jour et des développements dans le dernier conflit qui a bouleversé la stabilité du Moyen-Orient et du Proche-Orient. Trump a déjà confirmé sur le réseau social Truth que si l'Iran met à exécution ses menaces de vengeance, il devra faire face à une force militaire jamais vue auparavant.