
hyeres.maville.com · Feb 24, 2026 · Collected from GDELT
Published: 20260224T040000Z
Lundi 23 février 2026 23:13 ... 1 Le président américain Donald Trump prononce un discours lors de la « Cérémonie à la mémoire des familles des anges » dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, DC, États-Unis, le lundi 23 février 2026. © EPA/MAXPPP Donald Trump a démenti lundi des articles de presse selon lesquels le chef d’état-major américain Dan Caine l’aurait mis en garde contre une intervention militaire de grande ampleur en Iran. Donald Trump a démenti lundi des articles de presse selon lesquels le chef d’état-major américain Dan Caine l’aurait mis en garde contre une intervention militaire de grande ampleur en Iran.« Le général Caine, comme nous tous, préférerait ne pas voir de guerre mais si une décision était prise d’intervenir militairement contre l’Iran, il est d’avis que ce serait quelque chose qui serait facile à gagner », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.«Plusieurs histoires de la presse menteuse ont circulé, disant que le général Caine (...) serait opposé à ce que nous partions en guerre contre l’Iran», ce qui est «100% incorrect», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.«Le général (Dan) Caine, comme nous tous, préférerait ne pas voir de guerre mais si une décision était prise d’intervenir militairement contre l’Iran, il est d’avis que ce serait quelque chose qui serait facile à gagner», a assuré Donald Trump.«S’il en reçoit l’ordre, il mènera la charge»Il «n’a pas parlé de ne rien faire en Iran, ou même des fausses frappes limitées sur lesquelles j’ai lu des choses, il ne sait faire qu’une chose, GAGNER et, s’il en reçoit l’ordre, il mènera la charge», a encore ajouté le chef de l’Etat américain.Lire aussi : Trump et l’Iran : quatre questions sur les menaces de frappes militairesLe président américain, qui tente d’arracher à l’Iran un accord portant notamment sur le nucléaire, a ordonné un déploiement naval et aérien massif au Moyen-Orient tout en gardant la voie diplomatique ouverte. Selon des médias américains, le plus haut responsable militaire du pays a prévenu les autorités des risques que pourraient entraîner des frappes contre l’Iran.Selon le Washington Post, le général Caine s’est ainsi inquiété auprès de la Maison Blanche et du ministère de la Défense du fait qu’un manque de munitions et de soutien allié n’expose le personnel militaire américain à plus de danger.Et le Wall Street Journal a affirmé que Caine et d’autres responsables du Pentagone avaient fait part de risques tels que la possibilité de victimes américaines et alliées et l’affaiblissement des capacités américaines de défense aérienne.Après avoir ordonné des frappes ciblées sur l’Iran en juin, Donald Trump n’exclut pas d’utiliser de nouveau l’option militaire contre la République islamique, avec laquelle les Etats-Unis discutent parallèlement au sujet de son programme nucléaire. Dans son message, le président américain a assuré qu’il préférait parvenir à un accord avec l’Iran mais que dans le cas contraire, «ça se passerait très mal pour ce pays et, malheureusement, pour son peuple, qui est grand et merveilleux».« Un acte d’agression sera considéré comme un acte d’agression »Téhéran a averti lundi que toute frappe des États-Unis, même limitée, le pousserait à riposter « avec férocité », après que Donald Trump a évoqué une telle option en Iran, à l’approche de nouveaux pourparlers entre les deux pays.« Il n’y a pas de frappe limitée. Un acte d’agression sera considéré comme un acte d’agression », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse à laquelle a assisté l’AFP.Il était invité à réagir aux propos de Donald Trump qui a dit vendredi envisager une frappe limitée contre l’Iran si les négociations échouaient. « Tout État réagirait avec férocité à un acte d’agression au titre de son droit inhérent à la légitime défense, et c’est donc ce que nous ferions », a souligné M. Baghaï.« Tout ce que je peux dire c’est que je l’envisage », avait répondu vendredi Donald Trump à la question suivante posée par la presse : « Envisagez-vous une frappe limitée si l’Iran ne conclut pas d’accord ? »Risque d’« escalade »À Genève, Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a mis en garde lundi contre un risque d’« escalade » régionale. « Les conséquences de toute nouvelle agression (contre l’Iran) ne se limiteraient pas à un seul pays », a-t-il dit.L’ambassadeur chinois à l’ONU à Genève Shen Jian a de son côté appelé à « éviter de pousser la question du nucléaire iranien vers la confrontation ». « Par prudence », les États-Unis ont ordonné l’évacuation du personnel non essentiel de leur ambassade à Beyrouth, tandis que le Hezbollah libanais, pro-iranien, a déjà annoncé qu’il ne resterait pas neutre en cas de frappe américaine.Dans ce contexte de tensions, Israël « traverse des jours difficiles », a avancé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Nous restons vigilants, nous nous préparons à tout scénario. »Le président américain avait indiqué jeudi s’être donné un délai de « dix » à « quinze jours » pour décider d’un éventuel recours à la force contre Téhéran.Troisième sessionPour l’heure, le dialogue se poursuit : après deux sessions depuis début février, de nouveaux pourparlers indirects, sous médiation omanaise, se tiendront jeudi à Genève. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, chef de file des négociations, a estimé dimanche qu’il existait « de bonnes chances de parvenir à une solution diplomatique sur un mode gagnant-gagnant ».Il a dit espérer remettre bientôt « une première version » de texte à l’équipe américaine, menée par l’émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner. Les précédentes discussions entre les deux pays avaient été stoppées net en juin 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran, à laquelle s’étaient associés les États-Unis.Donald Trump avait alors assuré avoir « anéanti » le programme nucléaire iranien dans ces bombardements, même si l’étendue exacte des dégâts n’est pas connue. Les Occidentaux craignent que Téhéran ne se dote de la bombe atomique, l’Iran assurant de son côté qu’il ne cherche qu’à développer un programme nucléaire civil.Ces nouvelles tensions entre Washington et Téhéran sont apparues après la répression dans le sang en janvier d’un vaste mouvement de contestation en Iran. Donald Trump avait alors promis de venir « en aide » au peuple iranien.L’Iran attend en échange d’un accord une levée des sanctions américaines, qui asphyxient depuis des décennies son économie, un marasme qui a été l’élément déclencheur des manifestations. Des rassemblements contre le pouvoir ont de nouveau secoué plusieurs villes ces derniers jours.Lundi, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et authentifiées par l’AFP montrent des étudiants dans une université de Téhéran en train de brûler le drapeau de la République islamique, adopté après la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie. Ouest-France