
leparisien.fr · Feb 27, 2026 · Collected from GDELT
Published: 20260227T184500Z
La tension monte d’un cran. « En raison de la situation sécuritaire en Iran et de ses possibles répercussions », la France déconseille à ses ressortissants de se rendre « en Israël, à Jérusalem et en Cisjordanie, y compris pour des visites touristiques et familiales », dans un message publié sur France Diplomatie ce vendredi.Le ministère des Affaires étrangères ajoute « qu’en fonction des évolutions du contexte régional et de la possibilité d’une fermeture de l’espace aérien, des annulations et reports de vols peuvent survenir durant plusieurs jours ».Les autorités invitent également les ressortissants Français qui se trouveraient sur place à s’inscrire sur le Fil d’Ariane. Mais aussi à suivre les recommandations suivantes : « faire preuve de la plus grande vigilance et prudence, se tenir absolument à l’écart de toute manifestation ou rassemblement, identifier les abris individuels et collectifs, et suivre le cas échéant les instructions des autorités locales ».Pourparlers à GenèveLe ministère allemand des Affaires étrangères déconseille également ce vendredi « de toute urgence » à ses ressortissants de se rendre « en Israël ainsi qu’à Jérusalem-Est », peut-on lire sur l’avis actualisé concernant cette destination du site internet du ministère. Les États-Unis ont de leur côté recommandé ce vendredi au personnel non essentiel de leur ambassade à Jérusalem de quitter Israël en raison « de risques pour leur sécurité », « tant que des vols commerciaux sont disponibles ». Selon le New York Times, l’ambassadeur, Mike Huckabee, a averti ceux qui souhaitaient partir de le « faire AUJOURD’HUI ».Ces annonces interviennent au lendemain d’une troisième session de pourparlers à Genève sous médiation omanaise entre l’Iran et les États-Unis, perçue comme l’une des dernières chances pour éviter une guerre, après le plus important déploiement militaire américain au Moyen-Orient depuis des décennies.Washington a notamment dépêché dans la région deux porte-avions dont le Gerald Ford, le plus grand au monde, attendu au large d’Israël après avoir quitté jeudi la Crète. Donald Trump avait lancé le 19 février un ultimatum de « 10 à 15 jours » pour décider si un accord était possible ou s’il allait recourir à la force.