
sudouest.fr · Feb 15, 2026 · Collected from GDELT
Published: 20260215T110000Z
L’accès aux thérapies et molécules innovantes est assuré au Pays basque, avec un engagement fort des établissements du territoire dans des essais cliniques et projets de recherche Il ne fait pas partie des CHU, ces centres hospitaliers universitaires qui associent soin, enseignement et recherche. Le Centre hospitalier de la Côte basque (CHCB) n’en est pas moins engagé en faveur de la recherche et de l’innovation. « C’est l’un des axes stratégiques de l’établissement, avec une équipe de recherche clinique dédiée. Nous travaillons en étroite collaboration avec les centres de référence de Bordeaux et Toulouse, et avons plus de 100 essais cliniques en cours pour permettre à nos patients de bénéficier de protocoles, molécules et thérapies innovants », avance le docteur Julie Boussugue-Rozé, cheffe de service et coordonnatrice médicale de la recherche et de l’innovation au CHCB. « Nous avons accès à une offre complète de cancérologie pour traiter de manière optimale la majorité des cancers » Sur le même sujet Résultat, au Pays basque, le taux de fuite, c’est-à-dire le nombre de patients qui quittent le territoire pour se faire soigner dans un autre centre, est très faible, ne concernant que les pathologies rares, dont les cancers de l’enfant. « Nous avons accès à une offre complète de cancérologie pour traiter de manière optimale la majorité des cancers. Surtout, nous essayons d’être proactifs sur les dernières innovations », complète le docteur Thomas Greletty, chef de service en oncologie médicale au CHCB.Comme, par exemple, sur les recherches biomoléculaires qui permettent des traitements ciblés, adaptés au profil individuel du patient et de sa maladie. « Depuis six ans, nous avons mis en place des collaborations avec les centres de référence pour permettre à nos patients d’y accéder sans devoir aller à Bordeaux et à Toulouse ». Et ceci sans reste à charge pour les patients. « Il n’y a pas de médecine à deux vitesses en la matière », se félicite Thomas Greletty.Autre axe innovant, l’intelligence artificielle vient booster certaines pratiques, notamment en radiothérapie, où la technologie est déjà une réalité depuis des années. « Nous l’utilisons au quotidien pour nous libérer du temps et être plus disponibles pour nos patients », confirme Léna Albert-Dufrois, oncologue-radiothérapeute associée au centre d’oncologie du Pays basque.L’établissement bayonnais pilote d’ailleurs un projet de développement d’un logiciel d’IA avec l’Institut Gustave-Roussy afin de gagner en efficacité.Financer la rechercheReste que la recherche doit être financée et nécessite d’aller chercher des soutiens, notamment via des appels à projets. Comme celui, récemment obtenu, du ministère de la Santé, le CHU de Bordeaux et une dizaine d’établissements du territoire, dont le CHCB, pour développer la recherche sur le territoire et accélérer l’accès à l’innovation thérapeutique. Fortement impliquée, la Ligue contre le cancer reste un partenaire privilégié, qui flèche entre 30 et 50 % des dons récoltés vers la recherche, qu’elle soit nationale ou locale. Pour Thierry Morvan, médecin référent et administrateur au Comité 64 de la Ligue contre le cancer, « il n’y a pas d’ego-système mais un écosystème tourné vers l’innovation au service des patients. Quand on parle de lutte contre le cancer, il y a une éthique partagée ».