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Plaidoyer pour rétablir l  étalon - or ( 2 / 2 )
la-chronique-agora.com
Published 2 days ago

Plaidoyer pour rétablir l étalon - or ( 2 / 2 )

la-chronique-agora.com · Feb 20, 2026 · Collected from GDELT

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Published: 20260220T131500Z

Full Article

Face aux critiques sur la prétendue « stabilité » de l’or, les défenseurs d’une monnaie saine rappellent qu’aucune devise ne peut être parfaitement stable et que la recherche d’un pouvoir d’achat invariable relève de l’illusion. La véritable vertu d’un étalon fondé sur les métaux précieux réside dans la limite qu’il impose aux manipulations politiques. Comme nous l’avons vu dans notre précédent article, une monnaie saine repose idéalement sur un étalon-or – non par nécessité théorique mais par évolution historique – car il limite l’ingérence des États, empêche l’expansion artificielle du crédit et constitue un pilier du libre-échange, de la discipline budgétaire et de la prospérité. Mises affirme que certains critiques de l’étalon-or lui reprochent son manque de « stabilité », puisque le prix de l’or peut fluctuer, par exemple lorsque de nouveaux gisements sont découverts. Les partisans de la « stabilité monétaire » proposent à la place un étalon fondé sur un panier de matières premières. Je n’entrerai pas dans les détails techniques des diverses propositions pour un tel étalon. Mises répond sur ce point par une remise en cause de la notion même de stabilité monétaire : « L’étalon-or n’est certainement pas un étalon parfait ou idéal. La perfection n’existe pas dans les affaires humaines. Mais personne n’est en mesure de proposer quelque chose de supérieur à l’étalon-or. Le pouvoir d’achat de l’or n’est pas stable. Mais les notions mêmes d’invariabilité et de stabilité du pouvoir d’achat de la monnaie sont absurdes. Dans un monde vivant et dynamique, la stabilité du pouvoir d’achat de la monnaie n’est qu’une chimère. Dans l’idée imaginaire d’une économie en parfait équilibre, il n’y a plus de place pour un intermédiaire des échanges. Les fluctuations de la valeur de la monnaie constituent l’une de ses caractéristiques intrinsèques. En fait, les adversaires de l’étalon-or ne veulent pas stabiliser le pouvoir d’achat de la monnaie. Ils veulent plutôt donner aux gouvernements le pouvoir de manipuler le pouvoir d’achat de la monnaie, sans être entravés par un facteur ‘externe’ en dehors de son contrôle, à savoir l’étalon-or. » Mises revient sur les raisons pour lesquelles les ennemis de l’or ne cessent de l’attaquer. Ils veulent pouvoir gonfler la masse monétaire à leur bon vouloir, ce qui est impossible avec un étalon-or : « Le fait que dans un régime d’étalon-or, l’augmentation de la quantité d’or en circulation dépend de la rentabilité de son extraction implique, bien entendu, qu’un tel régime limite le pouvoir du gouvernement de recourir à l’inflation. L’étalon-or permet de détacher le pouvoir d’achat de la monnaie des ambitions et des doctrines changeantes des partis politiques et des groupes de pression. Ce n’est pas un défaut de l’étalon-or, c’est au contraire sa plus grande vertu. Toute méthode de manipulation du pouvoir d’achat de la monnaie est par définition arbitraire. Toute méthode qui prétend pouvoir déterminer un étalon monétaire objectif et ‘scientifique’ repose sur l’illusion selon laquelle les variations du pouvoir d’achat peuvent être mesurées précisément. L’étalon-or retire à la classe politique le pouvoir de manipuler la valeur de la monnaie. Son acceptation par le plus grand nombre exige la reconnaissance de cette vérité : on ne peut pas enrichir la population dans son ensemble en imprimant de l’argent. L’horreur que suscite l’étalon-or chez ses ennemis résulte de la croyance superstitieuse selon laquelle des gouvernements omnipotents pourraient créer de la richesse à partir de petits morceaux de papier. » Mises conclut son analyse au sujet de l’étalon-or en réitérant ses vertus. Nous pourrions imaginer une situation dans laquelle une telle quantité d’or serait découverte qu’il ne ferait plus barrage à l’inflation. Mais il reste impossible de prédire ce qui remplacerait l’or si cela arrivait : « La lutte contre l’or, qui est l’une des préoccupations majeures de tous les gouvernements contemporains, ne doit pas être considérée comme un phénomène isolé. Elle n’est qu’un élément du gigantesque processus de destruction qui marque notre époque. Les élites politiques combattent l’étalon-or parce qu’elles veulent substituer l’autarcie nationale au libre-échange, la guerre à la paix, et un gouvernement totalitaire à la liberté. Il se peut qu’un jour la science découvre une méthode permettant d’augmenter la quantité d’or à un coût si bas qu’il n’aura plus aucune valeur monétaire. Les gens devront alors remplacer l’étalon-or par un autre étalon. Il est inutile de se soucier aujourd’hui de la manière dont ce problème sera résolu. Nous ne savons rien des conditions dans lesquelles cette décision devra être prise. » Passons maintenant à Murray Rothbard. Dans son chef-d’œuvre, État, qu’as-tu fait de notre monnaie ?, il reprend et approfondit les thèses de Mises. Mises lui-même avait la plus grande estime pour l’œuvre de Rothbard. Comme le rappelle le docteur Patrick Newman, Mises a écrit dans une lettre à Leonard Read datée du 21 octobre 1957 : « Le professeur Rothbard développe, en soixante-douze pages dactylographiées, un exposé de la nature fondamentale et du fonctionnement de la monnaie dans le cadre d’une économie de marché. Il explique les causes et les effets des désordres monétaires actuels. Il a réussi à donner au grand public une interprétation correcte des problèmes complexes en jeu. Il ne fait guère de doute que l’essai du professeur Rothbard peut apporter au profane averti des connaissances qu’aucune autre publication existante ne pourrait fournir. » L’objectif de Rothbard était plus radical que celui de Mises. Bien entendu, Mises défendait l’étalon-or, mais il laissait encore un certain rôle au gouvernement. Murray Rothbard, quant à lui, défendait la vision d’un marché monétaire totalement libre, sans aucune intervention étatique d’aucune sorte : « Posons-nous d’abord la question : la monnaie peut-elle être régie par le principe de liberté ? Pouvons-nous avoir un marché libre de la monnaie au même titre que pour les autres biens et services ? Quelle forme prendrait un tel marché ? Et quels sont les effets des multiples mesures de contrôle gouvernemental ? En tant que partisans du marché libre dans tous les domaines, si nous souhaitons réellement mettre fin à l’empiétement des droits individuels et de la propriété privée par le gouvernement, il n’existe pas de mission plus importante pour nous que d’explorer les modalités et mécanismes d’un marché libre en matière monétaire. » Certains partisans du marché libre proposent que les agents économiques puissent utiliser la monnaie de leur choix. La libre concurrence déterminerait le moyen d’échange utilisé sur le marché. Le grand économiste Friedrich Hayek, défenseur du marché libre, est l’un de ceux qui soutenaient ce point de vue. Mais Murray Rothbard voyait les choses différemment. En effet, selon lui on ne peut pas négocier le prix de l’or, car la monnaie est nécessairement une unité de poids : « Tout cela peut sembler évident, si ce n’est qu’une grande part de la misère dans le monde aurait pu être évitée si les gens avaient pleinement réalisé ces vérités simples. Presque tout le monde, par exemple, considère la monnaie comme des unités abstraites, chaque devise correspondant à un pays spécifique. Même lorsque de nombreux pays étaient sous le régime de ‘l’étalon-or’, les gens pensaient en des termes similaires. La devise américaine était le ‘dollar’, la France avait le ‘franc’, l’Allemagne le ‘mark’, etc. Certes, toutes étaient liées à l’or, mais elles étaient considérées comme souveraines et indépendantes. Il était donc facile pour ces pays d’abandonner ‘l’étalon-or’. Pourtant, tous ces noms n’étaient que des dénominations pour des unités de poids d’or ou d’argent. […] Sur un marché totalement libre, l’or s’échangerait simplement et directement en ‘grammes’, en grains ou en onces, et ces noms trompeurs tels que le dollar, le franc, etc., seraient superflus. » État, qu’as-tu fait de notre monnaie ? est une mine d’enseignements sur la monnaie. Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour promouvoir un véritable étalon-or et pour encourager le plus grand nombre à lire ces chefs-d’œuvre de la littérature économique ! Article traduit avec l’autorisation du Mises Institute. Original en anglais ici.


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