
lechodemaskinonge.com · Feb 19, 2026 · Collected from GDELT
Published: 20260219T024500Z
MONTRÉAL — Paul St-Pierre Plamondon a choisi l’ancien président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM), Philippe Schnobb, pour représenter le Parti québécois (PQ) aux prochaines élections générales dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques. Philippe Schnobb possède «les qualifications» et «la rigueur» pour faire avancer le PQ sur les «enjeux sociaux», le «transport public» et pour «servir le projet d’indépendance du Québec», a résumé M. St-Pierre Plamondon, à la question d’un journaliste mercredi à Montréal. Le chef du PQ a présenté à la presse celui qu’il souhaite voir représenter son parti dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques. «Pierre par pierre dans la région de Montréal, on va amener des candidatures de qualité qui vont, je pense, donner le goût aux gens de se rassembler au lieu de se diviser, donner le goût aux gens d’avoir un peu d’ambition sur ces questions sociales qui sont un peu tristes», a indiqué le chef du PQ en faisant référence notamment aux problèmes d’itinérance et à la crise du logement qui frappent particulièrement cette circonscription située dans le Centre-Sud de la métropole. «J’ai très envie d’aller à la rencontre» des groupes qui aident les personnes vulnérables «pour voir comment on peut les aider, avec du financement, certes, mais aussi avec une simplification, parfois, des encadrements qui viennent d’en haut», a indiqué Philippe Schnobb, qui vit dans la circonscription «depuis 30 ans». Un indépendantiste C’est une circonscription actuellement représentée par la députée Manon Massé de Québec solidaire, mais qui a été un bastion du PQ jusqu’en 2014. Le Parti québécois compte sur le départ annoncé de Mme Massé de la vie politique pour reconquérir la circonscription. En mêlée de presse mercredi matin à l’Assemblée nationale, la députée QS n’a pas mis de temps à s’en prendre au prétendant péquiste qui pourrait menacer l’hégémonie de QS dans cette circonscription. Elle a remis en question son engagement indépendantiste, alors qu’il se présente pour une formation qui a pour projet principal la souveraineté. Mme Massé a rappelé que M. Schnobb avait été candidat du parti municipal de Denis Coderre, ancien ministre du Parti libéral du Canada et ardent fédéraliste. «C’est juste un doute sur son côté souverainiste. Je n’ai pas souvenance d’entendre Philippe défendre la souveraineté du Québec.» Questionné sur la ferveur souverainiste de son candidat, Paul St-Pierre Plamondon a répondu «qu’on n’a pas à répondre à ça» parce que M. Schnobb «a voté oui en 1980, puis en 1995, puis il y a des témoins qui ont certifié que c’est un indépendantiste. C’est lui-même qui m’en a parlé, donc on peut dire des choses, mais lorsqu’elles ne sont pas vraies, malheureusement, ça n’est d’aucune utilité.» Le principal intéressé a ajouté qu’il avait «pleuré en 80 en regardant les résultats du référendum» et qu’il avait «frissonné discrètement dans la salle des nouvelles de RDI en 95», faisant ainsi référence à sa précédente carrière de journaliste. Augmenter le financement du transport collectif De 2013 à 2018, Philippe Schnobb a été président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal. Invité à commenter l’état du transport collectif au Québec, il a indiqué «qu’il faut certainement revoir l’ensemble des modalités de financement du transport en commun». Sur la question de la mobilité, Philippe Schnobb n’a pas hésité à s’en prendre au gouvernement de François Legault. «Ce que j’ai observé, c’est qu’on avait des projets, ça s’appelle encore la politique de mobilité durable, mais elle n’a jamais vu le jour», alors qu’il faut une «vision de développement pour le transport, puis il faut aussi avoir une vision dans l’entretien des infrastructures». Enjeux liés à la communauté LGBTQ+ Sur sa page Linkedin, il est écrit que depuis 2025 Philippe Schnobb travaille à la Ville de Montréal, à titre de coordonnateur du comité de travail de la stratégie d’intervention collective pour le Village, un quartier situé dans Sainte-Marie-Saint-Jacques. «J’ai œuvré dans la gouvernance d’organismes de la communauté LGBTQ+, ce qui m’a permis d’approfondir ma compréhension d’enjeux complexes en rencontrant des personnes qui font partie de toutes les portions de l’acronyme», dont des «personnes trans que j’ai côtoyées ces dernières années et que je considère maintenant comme des amis», a expliqué M. Schnobb. Ces rencontres et cette expérience me «donnent une perspective très concrète sur des réalités multiples et parfois complexes et je sais que sur ces questions-là, il y a un humanisme au Parti québécois et une ouverture qui ont traversé toutes les époques et qui sont basés sur le respect des droits protégés par la Charte et ça, ça me rassure», a ajouté celui qui compte se faire élire sous la bannière péquiste. La candidature de M. Schnobb doit être confirmée par une investiture dans la circonscription.