
leparisien.fr · Mar 1, 2026 · Collected from GDELT
Published: 20260301T091500Z
La guerre est plus que jamais là. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont promis ce dimanche « la plus féroce offensive de l’Histoire » contre Israël et les États-Unis, après les attaques menées depuis la veille par ces deux pays et la mort du guide suprême Ali Khamenei. « La plus féroce opération offensive de l’histoire des forces armées de la République islamique d’Iran va débuter d’un moment à l’autre contre les territoires occupés et les bases terroristes américaines », ont-ils écrit sur Telegram.En face, le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis frapperaient l’Iran avec une force jamais vue auparavant si le pays ripostait à l’attaque américano-israélienne. « L’Iran vient de déclarer qu’il allait frapper très fort aujourd’hui, plus fort qu’il n’a jamais frappé auparavant », a écrit Donald Trump sur sa plate-forme Truth Social.« IL VAUT MIEUX QU’ILS NE LE FASSENT PAS, CAR S’ILS LE FONT, NOUS LES FRAPPERONS AVEC UNE FORCE SANS PRÉCÉDENT ! », a-t-il ajouté, avec ss majuscules habituelles.Les frappes se poursuiventAu lendemain de l’attaque israélo-américaine et de la mort confirmée par Téhéran d’Ali Khamenei, les échanges de frappes se poursuivent. Ce dimanche matin, des explosions ont été entendues à Dubaï, à Doha et à Manama (Bahreïn). Des responsables iraniens avaient multiplié ces dernières semaines les menaces de frapper des infrastructures américaines installées chez leurs alliés du Golfe en cas d’attaque de Washington. Depuis samedi, seul Oman, médiateur dans les négociations reprises début février entre l’Iran et les États-Unis, n’a pas été visé.En parallèle, les autorités iraniennes ont annoncé ce dimanche que le processus de transition au guide suprême va commencer ce dimanche. « Un conseil de direction provisoire sera bientôt formé. Le président, le chef du pouvoir judiciaire et un juriste du Conseil des gardiens assumeront la responsabilité jusqu’à l’élection du prochain dirigeant », a déclaré Ali Larijani, chef du plus haut organe de sécurité iranien, le Conseil suprême de sécurité nationale, et ancien conseiller d’Ali Khamenei. « Ce conseil sera mis en place dès que possible. Nous travaillons à sa formation dès aujourd’hui », a-t-il ajouté.VidéoL’opération « Epic Fury » de Trump et Netanyahou qui embrase l’Iran (et le Moyen-Orient)Pour l’heure, trois hauts responsables, dont le président Massoud Pezeshkian, assureront la transition. Ce triumvirat sera composé de Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, et d’un juriste du Conseil des gardiens de la Constitution, a déclaré Mohammad Mokhber, cité par la télévision d’État.