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LIran et les Etats - Unis nont jamais ét aussi proches du précipice dun conflit majeur  : le dilemme iranien de Trump
challenges.fr
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Published about 7 hours ago

LIran et les Etats - Unis nont jamais ét aussi proches du précipice dun conflit majeur : le dilemme iranien de Trump

challenges.fr · Feb 26, 2026 · Collected from GDELT

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Published: 20260226T181500Z

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Jamais depuis l’intervention en Irak contre le régime de Saddam Hussein au printemps 2003, les Etats-Unis n’ont déployé une telle armada au Moyen-Orient avec les deux porte-avions nucléaires les plus puissants de l’US Navy, le Gerald Ford et l’Abraham Lincoln, et les groupes navals qui les accompagnent. En comptant aussi les avions des bases américaines de la région, ce sont plus de 300 appareils qui pourraient mener des frappes en profondeur pendant des jours, voire des semaines, contre les infrastructures de la République islamique ou visant ses dirigeants. Même s’il est toujours hors de question pour Washington d’envoyer des troupes au sol. C’est un moment de vérité pour la stratégie de « paix par la force » que revendique Donald Trump. Cette pression extrême suffira-t-elle à faire céder les mollahs au pouvoir à Téhéran sans devoir recourir à une intervention armée ? Elle serait illégale aussi bien au regard du droit américain – puisqu’elle n’a pas l’accord du Congrès – que pour le droit international – puisqu’elle se déroulerait sans mandat de l’ONU et sans pouvoir arguer d’un péril imminent. Mais cela n’impressionne guère le locataire de la Maison Blanche. « L’Iran et les Etats-Unis n’ont jamais été aussi proches du précipice d’un conflit majeur », avertit l’International Crisis Group, prestigieux think tank spécialisé dans la prévention des conflits.Vidéo Donald Trump semble encore hésiter, bien conscient qu’il s’agit d’un tournant dans sa présidence. Il est affaibli par l’arrêt des juges de la Cour suprême qui ont considéré comme illégales les hausses de tarifs douaniers décrétées sans aval du Congrès, le privant ainsi de l’un de ses principaux outils d’intimidation dans l’arène internationale. Sa cote dans les sondages est au plus bas. Quelque 60 % des Américains désapprouvent désormais sa politique selon une étude Washington Post ABC. Lire aussi Se poser en « commander in chief » d’opérations d’envergure contre ce régime iranien honnis et ses « sinistres ambitions nucléaires » pourrait peut-être lui permettre d’éviter une débâcle lors des élections de mi-mandat à de l’automne prochain. Ce pari est néanmoins risqué car une grande partie de ses concitoyens, à commencer par ses électeurs MAGA, sont las des guerres sans fin. C’était même l’un des thèmes de sa campagne où il ne s’était pas privé de dénoncer l’aventurisme guerrier des administrations précédentes. Iran-Etats-Unis : un compte à rebours est enclenchéDans son discours du 24 février sur l’état de l’Union, le plus long de l’histoire américaine (1h47) dépassant le record jusque-là tenu par Bill Clinton (1h41), Donald Trump n’a évoqué la situation internationale et l’Iran que quelques minutes. S’adressant avant tout aux Américains il a rappelé vouloir privilégier « la résolution du problème par la diplomatie » tout en affirmant « qu’il ne permettra jamais au principal soutien mondial du terrorisme de se doter d’une arme nucléaire ». Lire aussi Mais surtout il a voulu convaincre ses concitoyens que la menace iranienne les vise très directement. « L’Iran a déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases militaires », a expliqué le locataire du bureau ovale. La portée des missiles iraniens les plus performants est de quelque 2 000 kilomètres, ce qui leur permet de toucher tout le Moyen-Orient – et bien sûr Israël – mais aussi le sud-est de l’Union européenne. En outre, à en croire Donald Trump, le régime des mollahs « travaille à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les Etats-Unis ». Un compte à rebours est enclenché. Il faut en effet prendre au sérieux les menaces du locataire du bureau ovale. En témoigne l’exfiltration du dictateur vénézuélien Nicolas Maduro déferré avec sa femme à la justice américaine pour « narco-terrorisme ». Donald Trump ne pourra pas maintenir sur la durée la concentration de forces face à l’Iran. Il lui faut des résultats. Mais lesquels ? Le régime des mollahs est assurément une menace pour ses voisins avec son programme nucléaire dont les fins sont clairement militaires mais aussi pour ses missiles balistiques et ses ambitions régionales déstabilisatrices. Mais il est aussi une menace pour sa propre population comme en témoigne la sanglante répression, avec au moins 30 000 morts et plus de 50 000 arrestations, qui a suivi les grandes manifestations de début janvier. Celles-ci défiaient une dictature vieille de près d’un demi-siècle aux cris de « mort à Khamenei », le Guide suprême. Un négociateur iranien redoutable face aux Etats-Unis de TrumpLes réponses à ces deux menaces ne coïncident pas nécessairement. Certes, le renversement de la République islamique réglerait la question nucléaire car la bombe iranienne est un danger avant tout parce qu’elle serait entre les mains d’une dictature qui menace d’éradiquer « l’entité sioniste ». Un nouvel accord même si limité au seul nucléaire avec les Etats-Unis permettrait à ce régime aux abois d’assurer sa survie tout en continuant à écraser son peuple. Donald Trump s’est lui-même piégé par ses appels au soulèvement des Iraniens et à l’occupation des bâtiments publics clamant que « l’aide arrive ». De tels propos obligent. D’autant plus que, malgré les rafles d’opposants et les condamnations à morts de manifestants comme « ennemis de Dieu », nombre d’Iraniens – notamment les étudiants – continuent de protester dans les rues au risque de leur vie. La mollarchie tente de gagner du temps en négociant avec les Américains quitte à faire quelques concessions. Elle continue néanmoins d’exiger que les discussions portent exclusivement sur le nucléaire. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, est de surcroît un négociateur redoutable, connaissant parfaitement le dossier. « C’est un malin qui joue avec trois coups d’avance et sait lancer des leurres », raconte un haut responsable français qui l’a plusieurs fois pratiqué. Lire aussi Donald Trump pourrait difficilement accepter un accord qui soit en retrait de celui de 2015 signé à Vienne avec les cinq membres permanents du conseil de sécurité, plus l’Allemagne, qu’il avait déchiré en 2018. Le président américain a néanmoins aussi un talent « pour créer sa propre réalité et revendiquer un triomphe quel que soit le résultat réellement obtenu » comme le soulignait Robert Malley, ancien conseiller pour le Moyen-Orient de Bill Clinton puis de Barack Obama dans un entretien avec Radio France Internationale. Donald Trump tranchera-t-il finalement pour la guerre ?Le risque est celui d’un accord bâclé qui ne serait qu’un répit sans régler sur le fond la question de la bombe des mollahs mais aussi de leur programme balistique. C’est la grande crainte des faucons américains, y compris côté démocrate, et plus encore des Israéliens aussi bien pro-Netanyahou qu’opposants. En juin dernier, la « guerre de douze jours » et les frappes israéliennes, renforcées le dernier jour par des attaques américaines sur les sites enterrés du programme nucléaire avaient déjà considérablement affaibli la République islamique. L’État hébreu estime qu’il y a maintenant une occasion historique de « finir le travail », y compris en balayant un régime plus isolé que jamais. Le grand allié russe est occupé en Ukraine et Vladimir Poutine ne veut pas braquer Trump. Pékin est tout aussi prudent. Donald Trump tranchera-t-il finalement pour la guerre ? C’est possible, voire probable, mais les objectifs poursuivis sont pleins d’inconnues. S’agira-t-il d’opérations limitées visant à obliger le régime à renoncer à ses exigences dans le cadre de négociations ? Les frappes viseront-elles à détruire ce qui reste des installations du programme nucléaire et du programme balistique ? Va-t-il tenter un changement de régime même si l’histoire montre qu’il est très difficile d’obtenir un tel résultat seulement par des bombardements massifs. A l’exception d’Israël, tous les autres alliés de Washington au Moyen-Orient font tout pour dissuader le milliardaire du bureau ovale de se lancer dans une opération militaire d’envergure. La Turquie craint un afflux de réfugiés comme pendant la guerre civile syrienne mais aussi un éclatement de l’Iran. L’Arabie saoudite et les autres monarchies du Golfe s’inquiètent d’un chaos régional et d’un blocage du détroit d’Ormuz par où passe une grande partie des exportations d’hydrocarbure. Un Iran affaibli, même vivant sous la terreur, leur semble bien préférable. En outre, l’émergence à terme – si tout se passe bien – d’un Iran démocratique, pro-occidental, largement sécularisé en réaction à près d’un demi-siècle de dictature islamiste, pourrait inspirer d’autres peuples de la région. La liberté est contagieuse.


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