
radiofrance.fr · Feb 27, 2026 · Collected from GDELT
Published: 20260227T204500Z
Un paléontologue américain et son équipe ont découvert une nouvelle espèce de le "Spinosaurus mirabilis". Ils ont retrouvé un fossile, en 2019, dans le désert du Niger, en suivant des indications laissées par un géologue français.Son nom : "Spinosaurus mirabilis". Une nouvelle espèce de dinosaure mise au jour par une équipe américaine de paléontologues, lors d'une expédition racontée, jeudi 19 février, dans la revue Science. Des restes datant de 95 millions d'années, découverts dans le désert du Niger en 2019, en suivant les recherches d'un géologue français des années 1950. Ce scientifique, Hugues Faure, avait trouvé un premier site dans la région, mais rien trouvé de plus qu'une dent de dinosaure. Des décennies plus tard, en 2019, cette équipe américaine a repris ses travaux, sans succès, jusqu'à ce qu'un Touareg vienne à leur rencontre. Vêtu d'un long manteau noir et enveloppé dans un chèche vert, un homme se présente devant les chercheurs, une épée accrochée dans le dos. "Je connais un endroit où se trouvent de gros os", lance-t-il à l'équipe bredouille. Les paléontologues décident de le suivre sur sa moto à travers le désert du Niger, un périple brûlant d'un jour et demi. "Notre moment Jurassic Park"Quand le carburant commence à manquer, stupéfaction, un fémur de 1,80 mètre dépasse du sable, mais aussi une mâchoire, des dents et une crête qui ne correspondent à aucun dinosaure connu. "Certains d'entre nous ont pleuré", raconte Paul Sereno, le paléontologue qui a dirigé l'équipe de recherches. "C'était notre moment Jurassic Park", confie-t-il. À écouter Devant eux, "Spinosaurus mirabilis", "admirable" en latin, vieux de 95 millions d'années. Il mesure 12 mètres comme un T-Rex, doté d'une épine dorsale et d'une crête sur sa tête en forme de sabre courbé. Il sera surnommé "héron infernal", car comme l'oiseau, le spinosaure se nourrit de poissons qu'il attrape avec son museau allongé. "Il s'agissait d'un animal qui aurait pu facilement entrer dans l'eau. Mais je ne pense pas que c'était un plongeur, ni un bon nageur", explique Paul Sereno. Une découverte majeure qui en entraînera d'autres, espèrent les paléontologues. Le Sahara, où le sable s'étend à perte de vue abritait autrefois des rivières et des bois luxuriants peuplés d'espèces encore inconnues.