
courrierdesbalkans.fr · Feb 15, 2026 · Collected from GDELT
Published: 20260215T171500Z
Depuis l’effondrement mortel de l’auvent de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, la Serbie se soulève contre la corruption meurtrière du régime du président Vučić et pour le respect de l’État de droit. Cette exigence de justice menée par les étudiants a gagné tout le pays. Suivez les dernières informations en temps réel et en accès libre.Par la rédaction Le Courrier des Balkans informe jour après jour, depuis le 1er novembre 2024, sur la vague de révolte qui soulève la Serbie et qui mobilise aussi les diasporas à travers toute l’Europe. Pour ne rien manquer et soutenir le seul média qui vous informe en français sur tous les Balkans, profitez de notre offre découverte : 1 mois d’abonnement à 1 euro. Rassemblement à Kragujevac pour la fête de la Constitution 15 février - 12h45 : Le rassemblement étudiant intitulé « Retrouvons-nous à nouveau » (Sretnimo se ponovo) se tient ce dimanche à Kragujevac et à Orašac, à l’occasion de la fête nationale serbe de Sretenje, qui commémore le début de l’insurrection de 1804 et la proclamation de la première Constitution, en 1835. Les participants se sont réunis dès 11 heures au carrefour situé près de la tour Zastava et du pont sur la rivière Lepenica, lieu symbolique où s’était déjà tenu un rassemblement similaire l’an dernier. Des étudiants assurent le service d’ordre, soutenus par des groupes de motards présents en signe de solidarité. Des stands de ravitaillement ont été installés devant le marché municipal de Kragujevac pour accueillir les participants et les visiteurs, tandis que la police a bloqué plusieurs rues autour du boulevard Lepenički afin de sécuriser la zone. Sur place, les étudiants ont disposé des chaises portant les noms des victimes de la tragédie de Novi Sad, chacune ornée d’une rose blanche, en hommage aux disparus. À l’issue du rassemblement principal, prévu après 13 heures, un cortège de voitures doit se former. La colonne partira du quartier Šumski raj entre 14 et 17 heures en direction d’Orašac, où un nouveau rassemblement est prévu devant l’école primaire « Premier soulèvement serbe ». La fin de la journée de mobilisation est annoncée pour 20 heures. Les organisateurs ont également indiqué que des dons seront collectés tout au long de l’événement au profit des enfants atteints de cancer. « Retrouvons-nous à Kragujevac, gagnons à Orašac. À bientôt », ont déclaré les étudiants sur les réseaux sociaux. La police de Kragujevac a annoncé qu’elle procéderait à des enregistrements photo et vidéo du rassemblement, conformément à la loi, afin de garantir la sécurité et le bon déroulement de l’événement. Rassemblement à Valjevo contre les violences policières 14 février - 18h : Des milliers de personnes ont défilé ce 14 février à l’appel des étudiants pour commémorer « six mois de violences policières ». Les manifestants réclament la démission du chef de la police de Valjevo pour ses agissements du 14 août de l’année dernière. Le rassemblement a débuté devant le lycée, d’où Vuk Vasiljević, jeune diplômé, s’est adressé à la foule. Il a déclaré que six mois après cette soirée tragique, personne n’avait été tenu responsable. « Nous disons aux responsables de ces violences : vous avez violé votre serment, vous avez abusé de votre pouvoir au service de ce système défaillant. Vous pensez peut-être que cela restera impuni, car plusieurs mois se sont écoulés depuis les faits, mais vous vous trompez. L’heure des comptes approche. » Il a rappelé que les habitants de Valjevo avaient manifesté à plusieurs reprises ces six derniers mois pour exiger que justice soit faite pour les événements du 14 août de l’année dernière. D’Obrenovac à Valjevo, les étudiants en marche malgré pressions et menaces 13 février - 10h50 : Les étudiants partis d’Obrenovac à pied vers Valjevo sont arrivés mercredi soir à Ub, où ils ont passé la nuit, dans le cadre d’une mobilisation prévue le 14 février, six mois après une intervention policière particulièrement violente à Valjevo. L’accueil, initialement prévu dans le centre-ville, a été déplacé en raison d’un rassemblement du Parti progressiste serbe (SNS). La ville était placée sous forte présence policière, avec des forces venues d’autres localités. Malgré cela, les étudiants ont été accueillis par des habitants aux flambeaux et sous les applaudissements. « Nous venons pacifiquement et sans chercher la confrontation », a déclaré à la chaîne N1 une étudiante, appelant au respect du droit de tous à manifester. Après Valjevo, les étudiants prévoient de se rendre à Kragujevac le 15 février, jour de la fête nationale serbe (Sretenje). Par ailleurs, des étudiants de l’université de Novi Sad ont dénoncé des menaces téléphoniques reçues pour les dissuader d’organiser un rassemblement non violent le 16 février contre la venue du président Aleksandar Vučić au Théâtre national, à l’occasion du bicentenaire de la Matica srpska.. Ils demandent aux autorités d’identifier l’origine de ces pressions et rappellent que la liberté de réunion est garantie par la Constitution. « Le savoir est un pouvoir » : les étudiants manifestent à Belgrade © Marija Janković | CdB 27 janvier - 21h : Les étudiants des facultés de Belgrade ont organisé lundi, à l’occasion de la Saint-Sava, un nouveau rassemblement dans la capitale sous le slogan « Le savoir est un pouvoir », un an après la première occupation de 24 heures du carrefour d’Autokomanda. Les manifestants ont dénoncé la marchandisation de l’éducation et affirmé que « le savoir n’est pas à vendre ». Le rassemblement a débuté devant la faculté de droit avant une marche vers le rectorat de l’Université de Belgrade, où une banderole proclamant « Les étudiants gagnent ! » a été déployée. Un nouveau rassemblement est annoncé pour la fête de la Sretenje, en Šumadija. © Marija Janković | CdB Plusieurs intervenants, dont des représentants du monde éducatif et le recteur de l’Université de Belgrade, Vladan Đokić, ont critiqué les pressions exercées sur l’université et l’atteinte à son autonomie. La manifestation s’est poursuivie par une marche pacifique jusqu’au temple Saint-Sava, sous surveillance policière. En parallèle, des étudiants de plusieurs facultés de Belgrade ont annoncé un boycott des cours en soutien à leurs collègues de Novi Sad, récemment expulsés par la police de la faculté de philosophie. © Marija Janković | CdB Boycott des cours et mobilisation à l’Université de Novi Sad 26 janvier - 14h30 : Des étudiants se sont rassemblés lundi sur le campus de l’Université de Novi Sad, annonçant un boycott des cours dans plusieurs facultés. Ils dénoncent une atteinte à l’autonomie universitaire et le licenciement de la professeure Jelena Kleut. Selon les manifestants, cette décision serait liée à son soutien aux protestations étudiantes. Ils réclament sa réintégration ainsi que la démission du doyen de la Faculté de philosophie et du recteur de l’université. L’administration affirme de son côté avoir agi conformément aux règles en vigueur. Les étudiants de Novi Pazar arrêtent le blocage 8h : Les étudiants de l’Université d’État de Novi Pazar (DUNP) ont annoncé dimanche soir qu’ils mettaient fin au blocus des locaux de l’université après que des accords clés ont été conclus avec la nouvelle rectrice élue, Tanja Soldatović. Selon les participants au plenum de dimanche soir, l’accord comprend quatre revendications essentielles des étudiants : la réintégration de plus de 200 étudiants précédemment exclus ou radiés, leur permettant de poursuivre leurs études ; la publication des postes vacants de tous les assistants et professeurs ayant perdu leur emploi, et l’incitation faite au recteur de contacter personnellement chaque personne concernée afin de renouveler le personnel académique. La police expulse les étudiants de la Faculté de philosophie de Novi Sad 21 janvier - 17h30 : La police a évacué par la force des étudiants qui bloquaient la Faculté de philosophie de Novi Sad, dénonçant le non-renouvellement du contrat de la professeure Jelena Kleut. Appelées par le doyen de l’établissement, des unités de police sont intervenues à l’intérieur même du bâtiment universitaire, repoussant les étudiants hors des locaux après un avertissement diffusé au mégaphone. Des cordons policiers ont été déployés autour de la faculté et jusque dans la salle de lecture. Les étudiants, qui diffusent l’intervention en direct sur Instagram, dénoncent un usage excessif de la force et une atteinte à l’autonomie universitaire. Le blocage avait été lancé en soutien à Jelena Kleut, enseignante au Département des études médiatiques, licenciée après le rejet de sa candidature à un poste supérieur, une décision qualifiée de politiquement motivée par ses soutiens. Cette intervention ravive le souvenir des violences policières du 5 septembre dernier, lorsque les forces de l’ordre avaient violemment dispersé une manifestation étudiante à coups de gaz lacrymogènes et d’interpellations massives. Belgrade : fin de partie pour le Ćaciland 29 décembre - 10h : Plusieurs milliers de partisans du Parti progressiste serbe (SNS, au pouvoir), se sont rassemblés dimanche soir devant le Parlement, à la veille du démantèlement annoncé du camp de tentes installé en plein centre de Belgrade. La fermeture du « Ćaciland », avait été annoncée la veille par le président Vučić. La zone située entre le Parlement et la présidence de la Serbie était bloquée depuis des mois par des partisans du gouvernement. Lors d’un rassemblement organisé par le SNS, le président serbe s’est brièvement adressé à la foule, la remerciant d’avoir « protégé la Serbie et défendu l’État ». Le campement avait été installé dans un parc en mars, avant de s’étendre sur la route devant le Parlement. Subotica : mobilisation après l’incendie de la voiture d’une procureure 10 décembre - 16h30 : Des habitants de Subotica ont appelé mercredi à un rassemblement devant le bâtiment « Patria » pour dénoncer l’incendie criminel visant la voiture d’une procureure locale, un geste qu’ils qualifient « d’attaque ouverte