
lanouvellerepublique.fr · Feb 21, 2026 · Collected from GDELT
Published: 20260221T224500Z
C’est une nouvelle démonstration de colère après le mouvement de contestation de janvier, réprimé dans un bain de sang. Des slogans contre le pouvoir ont résonné à Téhéran, samedi 21 février 2026, dans des rassemblements organisés dans plusieurs universités. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et géolocalisées à l’université de technologie de Sharif, la principale en ingénierie de la capitale iranienne, montrent des échauffourées éclater au sein d’une foule.D’après l’agence de presse iranienne Fars, ce qui devait être « une manifestation silencieuse et pacifique » d’étudiants, en hommage aux manifestants tués, a été perturbée par des individus scandant notamment « mort au dictateur ». Selon une vidéo publiée par Fars, un groupe agitant des drapeaux iraniens fait face à de nombreux protestataires masqués, chaque camp semblant brandir des portraits en hommage aux morts.Dix-sept navires de guerre américains dans la zoneOutre ces mouvements de contestation, le pouvoir iranien est sous pression des États-Unis, qui ont déployé dans la région une « armada », selon les termes de Donald Trump, et laissent planer la menace de frappes. Vendredi, le plus grand porte-avions au monde, le Gerald Ford, a été photographié en train de traverser le détroit de Gibraltar et d’entrer en mer Méditerranée, selon des clichés pris depuis Gibraltar. Il est accompagné par trois destroyers, ce qui va porter le total de navires de guerre américains à dix-sept dans la zone.Un autre porte-avions était déjà arrivé fin janvier, or, il est rare que deux de ces navires soient déployés en même temps par les États-Unis au Moyen-Orient. L’Iran a de son côté mené cette semaine des exercices militaires en mer d’Oman, conjointement avec son allié russe.« Je l’envisage », dit Trump à propos du recours à la forceMalgré les menaces de part et d’autre, les deux pays ennemis ont repris des pourparlers indirects début février, après l’échec des précédentes discussions, stoppées net en juin 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran et appuyée par les États-Unis. Téhéran, en quête d’un allègement des sanctions internationales asphyxiant son économie, a dit vendredi vouloir un accord « rapide », au lendemain d’un ultimatum lancé par Donald Trump.Ce dernier a dit se donner « dix » à « quinze jours » pour décider si un accord était possible ou s’il allait au contraire recourir à la force. Interrogé sur l’éventualité d’une frappe si les négociations échouaient, il a répondu : « Tout ce que je peux dire… c’est que je l’envisage. »L’Iran se défend d’avoir des ambitions militaires mais insiste sur son droit au nucléaire civil notamment pour l’énergie, conformément aux dispositions du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire. Par le passé, Donald Trump s’est plusieurs fois prononcé pour une interdiction totale pour l’Iran d’enrichir de l’uranium, une exigence que Téhéran considère comme une ligne rouge, représentant un obstacle majeur à tout accord. Selon le site Axios, qui cite un haut responsable américain anonyme, l’administration Trump examine la possibilité d’autoriser « un enrichissement symbolique et limité », qui ne lui permettrait pas de développer la bombe atomique.