
republicain-lorrain.fr · Feb 16, 2026 · Collected from GDELT
Published: 20260216T164500Z
L'Iran a entamé lundi des exercices militaires dans le stratégique détroit d'Ormuz, à la veille de nouvelles discussions avec les Etats-Unis qui maintiennent leur pression sur Téhéran. Alors que Washington a déployé dans le Golfe une imposante force navale, les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont entamé des manœuvres « dans le golfe Persique et la mer d'Oman », sous la supervision de leur chef Mohammad Pakpour, a rapporté la télévision d'Etat iranienne. L'exercice, dont la durée n'a pas été précisée, a pour objectif de préparer les Gardiens « aux menaces sécuritaires et militaires potentielles » dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de la production mondiale de pétrole.Cette annonce intervient avant de nouveaux pourparlers prévus mardi à Genève en Suisse, sous médiation du sultanat d'Oman. Abbas Araghchi (à g.) a rencontré le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi (à d.). Photo Sipa L'Iran et les Etats-Unis avaient renoué le dialogue le 6 février à Mascate, la capitale d'Oman, pour tenter d'éviter une intervention militaire américaine. Donald Trump a multiplié les avertissements après la répression dans le sang des manifestations massives en janvier en Iran, tout en laissant la porte ouverte à un règlement diplomatique, notamment sur le programme nucléaire iranien. « La position américaine plus réaliste »Mais Etats-Unis et Iran divergent sur la teneur de leurs nouvelles discussions. L'Iran ne veut parler que de son programme nucléaire. Washington, comme Israël, exige également qu'il limite son programme de missiles balistiques et cesse de soutenir des groupes armés régionaux. Mais le gouvernement iranien a jugé lundi que les Etats-Unis avaient assoupli leur position sur le dossier nucléaire. « Au vu des discussions » qui ont eu lieu début février à Oman, « nous pouvons prudemment conclure que la position américaine sur la question nucléaire iranienne est devenue plus réaliste », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei. Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations). En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire. Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données. Gérer mes choix « Ce qui n'est pas sur la table : la soumission face aux menaces », a insisté lundi le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi sur X, disant être à Genève « avec de vraies idées pour parvenir à un accord juste et équitable ». Il y a rencontré le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, pour « des discussions techniques approfondies », selon un message publié par ce dernier sur X. Les inspecteurs de l'agence onusienne n'ont toujours pas pu se rendre sur les sites nucléaires visés par des frappes israélo-américaines en juin 2025, qui avaient stoppé net les précédents pourparlers entre Téhéran et Washington. Côté américain, l'émissaire Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, « sont en route », a indiqué le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, en marge d'une visite lundi en Hongrie. « Nous verrons ce qu'il en est. Nous espérons qu'il y aura un accord », a-t-il ajouté. Les pays occidentaux et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. Téhéran dément nourrir de telles ambitions, mais insiste sur son droit à développer une filière nucléaire civile.