NewsWorld
PredictionsDigestsScorecardTimelinesArticles
NewsWorld
HomePredictionsDigestsScorecardTimelinesArticlesWorldTechnologyPoliticsBusiness
AI-powered predictive news aggregation© 2026 NewsWorld. All rights reserved.
Trending
TrumpTariffTradeStrikesAnnounceLaunchCourtPricesMajorFebruaryNewsDigestSundayTimelineChinaSafetyGlobalMarketCrisisOilGoldUkraineSupremeTech
TrumpTariffTradeStrikesAnnounceLaunchCourtPricesMajorFebruaryNewsDigestSundayTimelineChinaSafetyGlobalMarketCrisisOilGoldUkraineSupremeTech
All Articles
fr.allafrica.com
Clustered Story
Published 5 days ago

Afrique : Trop peu , trop concentré - Pourquoi linvestissement dans les start - up IA doit être repensé dans le continent

fr.allafrica.com · Feb 17, 2026 · Collected from GDELT

Summary

Published: 20260217T101500Z

Full Article

Un an après le Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle de Paris, la communauté internationale se réunira cette semaine, à New Delhi, dans le cadre du Sommet mondial sur l'intelligence artificielle, dont l'objectif sera notamment de favoriser la diffusion des utilisations de l'IA dans les pays en développement. En Afrique, les investissements Tech et IA restent concentrés dans les « Big Four » - Afrique du Sud, Égypte, Kenya et Nigeria -, au détriment des autres pays du continent. Cette analyse explore les causes de ce déséquilibre et les leviers qu'il est possible d'employer pour mieux orienter les capitaux. Cet article a été co-écrit avec Anastesia Taieb, chargée de projets innovation à l'AFD, et Emma Pericard, représentante de Digital Africa auprès de l'UE. Entre 2015 et 2022, les investissements dans les start-up africaines ont connu une croissance sans précédent : le nombre de start-up recevant des financements a été multiplié par plus de sept, portés par l'essor du mobile, de la fintech et par un afflux massif de capitaux internationaux. Cependant, à partir de 2022, le resserrement des conditions économiques a entraîné un funding squeeze (diminution des investissements en capital-risque) qui a été plus important pour les start-up africaines que dans les autres régions du monde. Ce phénomène a renforcé la concentration des capitaux dans les pays où l'écosystème des start-up était le plus développé, à savoir l'Afrique du Sud, l'Égypte, le Kenya et le Nigeria. Il y aurait cependant tout intérêt à ce que ces investissements soient mieux répartis sur le continent. Au-delà de la stimulation des économies, les innovations technologiques de ces start-up représentent un important levier de développement car elles proposent des solutions adaptées au contexte local : solutions financières spécifiques, amélioration de la productivité agricole, renforcement des systèmes de santé et d'éducation, réponse aux enjeux climatiques prioritaires, etc. Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn Concentration des investissements dans les Big Four Au début des années 2020 émerge l'expression de « Big Four » pour qualifier les principaux marchés tech africains : Afrique du Sud, Égypte, Kenya et Nigeria. Cette notion, certainement inspirée du terme Big Tech, implique qu'il existerait des « pays champions » dans le domaine des technologies. Au début des années 2020 émerge l'expression de « Big Four » pour qualifier les principaux marchés tech africains : Afrique du Sud, Égypte, Kenya et Nigeria. Cette notion, certainement inspirée du terme Big Tech, implique qu'il existerait des « pays champions » dans le domaine des technologies. En 2024, les Big Four ont capté 67 % des financements en equity tech (investissements contre des parts d'entreprises technologiques). Dans le détail, les pourcentages captés par chaque pays se répartissaient ainsi : environ 24 % pour le Kenya, 20 % pour l'Afrique du Sud et 13,5 % respectivement pour l'Égypte et le Nigeria. Cette concentration des financements n'est pas seulement géographique : elle présente également une forte dimension sectorielle. On observe que les capitaux sont majoritairement dirigés vers des secteurs perçus comme moins risqués tels que la finance numérique « fintech », au détriment, par exemple des edtech ou cleantech, c'est-à-dire, respectivement, les technologies consacrées à l'éducation et à l'environnement. Environ 60 à 70 % des montants levés en Afrique proviendraient d'investisseurs internationaux, notamment pour les tours de financement supérieurs à 10-20 millions de dollars. Ces investissements, souvent concentrés dans les marchés structurés, constituent les transactions les plus visibles mais aussi les moins risquées. Des écosystèmes périphériques naissants et un potentiel insuffisamment converti en investissements Si les « Big Four » concentrent la majorité des investissements, plusieurs pays africains disposent aujourd'hui d'un potentiel avéré en matière d'IA et d'un vivier de start-up prometteuses, sans pour autant capter des volumes d'investissement à la hauteur de ce potentiel. Des pays comme le Ghana, le Maroc, le Sénégal, la Tunisie ou le Rwanda forment un groupe émergent dont les membres disposent de fondamentaux favorables à l'IA mais restent sous-financés. Ce décalage est d'autant plus frappant que le Ghana, le Maroc et la Tunisie, qui possèdent tous un vivier de start-up dynamique, regroupent à eux seuls environ 17 % des entreprises technologiques africaines hors « Big Four ». Par ailleurs, les structures financières locales ne parviennent pas à couvrir ces besoins dans ces géographies perçues comme périphériques. Cette difficulté à attirer les investissements s'explique notamment par des écosystèmes institutionnels et d'affaires qui doivent être renforcés, la performance des entreprises technologiques reposant sur l'existence d'écosystèmes entrepreneuriaux structurés qui permettent l'accès à la connaissance, à une main-d'oeuvre qualifiée, ainsi qu'à des dispositifs d'accompagnement (accélérateurs, incubateurs et investisseurs). Enfin, il est nécessaire de rappeler que ces faiblesses s'inscrivent dans un contexte plus large : en 2020, l'ensemble du continent africain ne représentait que 0,4 % des flux mondiaux de capital-risque et ne pesait que 2,5 % du marché mondial de l'IA ; les pays émergents hors « Big Four » se trouvent donc mécaniquement pénalisés dans cette compétition déjà très concentrée. Orienter les investissements pour préparer les pays à l'IA Afin d'attirer des capitaux vers ces start-up IA, un pays doit lui-même être prêt pour l'IA. L'adoption de l'IA au niveau d'un pays ne dépend pas seulement de facteurs technologiques : L'AI Investment Potential (AIIPI) est un travail de recherche qui souligne que cette adoption repose également sur des facteurs économiques, politiques et sociaux. Ainsi, pour augmenter son potentiel en IA, un pays devra non seulement renforcer ses infrastructures énergétiques et de connectivité mais également son niveau de gouvernance, l'efficacité de ses pouvoirs publics et son capital humain. Les actions à privilégier varient selon le stade d'avancement en IA des pays. Dans les pays plus avancés, comme l'Afrique du Sud ou le Maroc, l'enjeu est davantage de soutenir la recherche, d'optimiser les applications de l'IA et d'attirer des investissements stratégiques. Dans des pays avec un score plus modéré, les priorités portent sur la consolidation des infrastructures de connectivité, du capital humain et des cadres réglementaires. La plate-forme aipotentialindex.org permet, entre autres, de visualiser les résultats de l'index au niveau mondial et les domaines dans lesquels les pays peuvent investir pour augmenter leur potentiel d'investissement en IA (recherche, efficacité de l'action publique, connectivité, capital humain, stratégies IA, etc.). L'AIIPI permet aux investisseurs non seulement de repérer les pays avancés en IA mais également ceux où le potentiel est sous-exploité. Pour les décideurs publics et les acteurs du développement, il offre un cadre de priorisation des réformes et des investissements. Fonds souverains et dispositifs dédiés aux nouvelles technologies Une fois la stratégie d'investissement en IA d'un pays définie, se pose la question des instruments de financement de l'IA. À l'échelle continentale, plusieurs instruments dédiés aux technologies et à l'IA émergent. Des établissements financiers de développement, tels que la Banque africaine de Développement ou encore de la Banque ouest-africaine de Développement lancent des initiatives visant à soutenir la croissance de l'économie numérique du continent. À l'échelle nationale, les fonds souverains africains (Sovereign Wealth Funds, SWFs) constituent une voie supplémentaire permettant de soutenir le financement de l'IA et des start-up sur le continent. Ces fonds, comme le Fonds Mohammed VI au Maroc ou le Pula Fund au Botswana mobilisent l'épargne publique pour le développement économique à long terme et travaillent en partenariat avec des banques de développement. Les partenariats, des leviers puissants pour le financement de start-up Financer les infrastructures numériques et IA ne suffit pas pour avoir un écosystème de start-up capables de stimuler l'économie. Les partenariats public-privé internationaux jouent aussi un rôle notable : l'initiative Choose Africa 2, portée par l'AFD et Bpifrance, vise à répondre aux contraintes de financement de l'entrepreneuriat sur le continent, en particulier lors des phases les plus précoces. À ce stade, des dispositifs de soutien, comme ceux de Digital Africa, associant acteurs publics et partenaires locaux, permettent des investissements de faibles montants de jeunes start-up « Tech for Good », dont les technologies génèrent un impact social et environnemental stratégique. Des partenariats entre institutions africaines et européennes, tels que l'initiative Choose Africa 2 portée par l'AFD et Bpifrance, visent à répondre aux contraintes de financement de l'entrepreneuriat sur le continent, en particulier lors des phases les plus précoces. À ce stade, des dispositifs d'amorçage associant acteurs publics et partenaires locaux, dont Digital Africa, permettent des investissements de petits montants afin de financer des start-up contribuant à la diffusion d'infrastructures numériques et s'inscrivant dans une approche « Tech for Good », dont les technologies génèrent un impact social et environnemental positif essentiel pour le continent. Ces mécanismes, sans suffire à corriger les déséquilibres d'investissement, peuvent néanmoins contribuer à élargir l'accès au financement au-delà des écosystèmes traditionnellement les mieux dotés. Un portage politique, stratégique et juridique central Les investissements financiers ne suffisent pas et doivent être portés par une ambition politique. Les dispositifs législatifs et stratégiques mis en place au niveau national et continental constituent des leviers


Share this story

Read Original at fr.allafrica.com

Related Articles

theconversation.com5 days ago
Too little , too concentrated : why AI start - up funding in Africa needs rethinking

Published: 20260217T173000Z

theconversation.com6 days ago
Trop peu , trop concentr : pourquoi linvestissement dans les start - up IA doit être repensé en Afrique

Published: 20260216T201500Z

fr.allafrica.comabout 6 hours ago
Afrique : Revue de presse de lAfrique Francophone du 22 février 2026

Published: 20260222T084500Z

fr.allafrica.com3 days ago
Ile Maurice : Bientôt un centre de distribution de méthadone à Port - Louis

Published: 20260219T184500Z

tvanouvelles.caabout 24 hours ago
Les douleurs chroniques affectent davantage les femmes et on a maintenant une idée de pourquoi

Published: 20260221T144500Z

boursorama.com1 day ago
Les douleurs chroniques affectent davantage les femmes et on a maintenant une idée de pourquoi - 21 / 02 / 2026 à 10 : 17

Published: 20260221T103000Z